Willy Ronis

À propos

Willy Ronis, c’est « l’homme des 170000 déclics », l’un des grands témoins et photographes du XXe siècle, aux côtés des autres « photographes humanistes » tels Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Izis...

Né au pied de la butte Montmartre à Paris le 14 août 1910, c’est dans l’atelier de son père, artisan-photographe venu d’Odessa, que Willy Ronis s’initie à la photographie.

En 1936, il réalise son premier grand reportage, consacré aux mouvements ouvriers, et ses clichés se remarquent déjà pour l’intérêt porté à « l’harmonie chorale des mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».
Tenté par les idées du Front populaire, il se rapproche de Robert Capa et de Chim (David Seymour), photographes déjà célèbres ; il côtoie également André Kertész, Brassaï et Henri Cartier-Bresson.
En 1945, il intègre l’agence Rapho et photographie la vie parisienne, poursuivant une œuvre originale et variée, contribuant aux revues Regards, Time ou Life. En 1954, il publie Belleville Ménilmontant, accompagné d’un texte de Pierre Mac Orlan.

Dans les années 70, Willy Ronis, au-delà de son activité photographique, se consacre à l’enseignement, à l’École des beaux-arts d’Avignon puis aux universités d’Aix-en-Provence et de Marseille.

C’est à partir de la fin de cette décennie que Willy Ronis est pleinement reconnu et célébré : en 1979, il reçoit le Grand Prix national de la photographie ; l’année suivante, il est l’invité d’honneur des Rencontres d’Arles ; en 1981, il se voit attribuer le prix Nadar pour sa monographie Au Fil du hasard...

Il meurt le 11 septembre 2009 à l’âge de 99 ans.

Œuvres liées