Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Durant l’été 1946, un étudiant chercheur de légendes ainsi qu’il se définit lui-même enquête sur les pratiques de sorcellerie et les croyances populaires, dans une vallée de la haute Corrèze.
Mais, en traquant « les survivances de l’âme ancienne », le jeune homme va mener, malgré lui, une tout autre enquête. Alors se révèle peu à peu la vie secrète d’un village, d’une campagne reculée, de l’antique famille qui y « règne », dont les racines fabuleuses plongent au plus profond du temps. Sous l’apparente tranquillité d’un bourg tapi entre son église romane, son hôtel de la Tour et sa mairie-école réapparaissent, encore brûlantes, des passions, des violences, des blessures certaines d’entre elles provoquées ou exacerbées par la guerre et par l’occupation nazie.

(Albin Michel)

Dans son roman Une ombre sarrasine, Georges-Emmanuel Clancier revient sur la figure de la tour, celle d’Échizadour cette fois-ci, à Saint-Méard en Haute-Vienne. Tout à la fois lieu de l’enfermement légendaire, poste d’observation et ruine médiévale romantique, la tour occupe une place à part dans l’imaginaire de l’auteur.