Torrent de la Petite Creuse à Fresselines

Huile sur toile, 65,4 × 91,8 cm.
Metropolitan Museum of Art, New York.

Claude Monet, Torrent de la petite Creuse
Photo, source : The Metropolitan Museum of Art.

L’œuvre et le territoire

À Fresselines, Monet s’est essayé à une nouvelle approche picturale. Après avoir considérablement travaillé à ses cadrages, il finit par les resserrer si bien qu’il réussit à quasiment isoler les eaux de la Petite Creuse. À l’image d’un photographe qui réalise un gros plan sur un motif, Monet se focalise sur les remous du torrent et cherche à les immortaliser par une série. Cet exercice, une véritable étude des mouvements de l’eau, se montre des plus difficiles tant les eaux de la Creuse sont capricieuses entre mars et mai ; tantôt le niveau monte, tantôt la couleur de l’eau se trouble. Mais ces quelques obstacles ne découragent pas l’artiste qui vient à bout d’une nouvelle série. Il semble même apprécier ce nouveau procédé de cadrage qu’il réitèrera quelques années plus tard avec ses nymphéas, ses meules, ses peupliers ou encore la cathédrale de Rouen.

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