Les Moissons délaissées Les Fruits de la ville

2 œuvres

L’œuvre et le territoire

François, Louis et Marie... François et Louis Ribière, comme beaucoup des hommes de la Creuse natale, partaient, chaque printemps, travailler comme maçons sur les immenses chantiers que le baron Haussmann avaient ouverts à Paris, dans les années 1860. Marie Gerbeau comme sa mère, comme toutes les femmes du village, demeurait aux Couteilles pour y maintenir la vie.
Or il advint que, au printemps 1864, Louis se révolta contra la condition faite à ses compagnons de travail et de misère ; il vécut d’expédients jusqu’au jour ou il fut remarqué par une célèbre demi-mondaine qui lui ouvrit le mondes des affaires. Il advint aussi que Marie, lasse d’attendre le retour de François, prit seule et à grands risques le chemin de Paris. Intelligente et fine, courageuse, elle y trouvera sa voie dans la haute couture. Et François lui-même, revenu au pays, s’accomplira sur les terres agrandies du maigre domaine paternel.
Ainsi la Ville, la grande Ville, aura-t-elle révélé à eux-mêmes les gamins illettrés des Moissons délaissées. Il s’y seront épanouis dans le temps même ou elle se transformait. Mais la Ville est brutale : la défaite de 1870, la chute de l’Empire, la Commune vont bouleverser leurs destins...

(Robert Laffont)

À propos de Les Moissons délaissées

Dans le petit village de Couteilles, en Creuse, les jeunes Ribière, François et Louis, rejoignent la troupe des paysans qui, au printemps, abandonnent leurs champs aux femmes pour aller « limousiner » à Paris comme apprentis, puis maçons, dans les gigantesques chantiers du baron Haussmann des années 1860.
Le lecteur suit le déroulé de leur vie, de leurs choix pris dans le contexte politique et social du Second Empire, avant et après la Commune.

Dans la même série Les Moissons délaissées