3 œuvres

L’œuvre et le territoire

À la fin de la guerre, les Nazis ont détruit un village et massacré ses habitants : les hommes ont été fusillés, les femmes et les enfants brûlés vifs dans l’église... De rares personnes ont cependant réussi à échapper à la mort...
Cette pièce se passe de nos jours dans le village reconstruit surplombant ses ruines. Elle met en scène trois générations de femmes : Yvonne, Hélène et Marie, ainsi qu’un photographe kabyle. La décision de Marie de le suivre à Paris va mettre le feu aux poudres et raviver les blessures du passé, qui ne sont peut-être pas seulement celles qu’on croit...

Sur Glane est une comédie psychologique sur le malheur, lorsque celui-ci n’est plus qu’une attitude, un mode de vie, une série de comportements officiels, complaisants, qui masquent, parfois, des secrets peu avouables...

(Les Impressions Nouvelles)

J’ai écrit ce texte pour donner la parole à de l’humain, en opposition farouche à ceux qui veulent le symboliser et le mythifier en grandes pompes, et par là même l’écraser une nouvelle fois, le faire taire pour l’éternité sous le marbre glacé de la plaque commémorative.
Je refuse que la vérité historique, indiscutable évidemment, anéantisse cependant à jamais les vérités individuelles !
Je refuse que l’Histoire officielle et à juste titre enseignée étouffe les histoires des gens, les histoires du commun des mortels !
J’ai écrit ce texte, avant tout peut-être, pour que les survivants de toutes les tragédies humaines (guerres, terrorisme, accidents de l’existence) trouvent du réconfort ailleurs que dans leur statut de victime. Ce doit être épouvantablement dur, je l’imagine, mais c’est nécessaire à la marche du monde ! Parce qu’il faut crier fort, et toujours, que, au-delà de l’horreur, la vie est belle !

(Christian Rullier)