Stade municipal François-Chassaing

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Stade municipal François-Chassaing, Égletons
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L’œuvre et le territoire

Le stade municipal s’inscrit dans une composition monumentale articulant plusieurs édifices publics : le collège Albert-Thomas (1929) et le Foyer des campagnes (1936-1937).

L’équipement répond à une préoccupation sociale. Après l’éducation, matérialisée par la construction du collège, et la culture, par le Foyer des campagnes, le maire offre à sa ville un équipement dédié à la culture du corps. La commande du stade est également une réponse visant à remédier à la crise, les travaux de construction devant permettre de lutter contre le chômage.

La position stratégique du stade, au sud du collège et en partie sommitale d’un petit plateau, permet d’offrir un nouveau panorama sur le centre ville.
Depuis le collège, l’accès au stade s’effectue au moyen de gradins naturels en terre, auxquels succède un escalier monumental réalisé en pierre d’Eyrein ouvrant sur une terrasse encadrée de part et d’autre par deux galeries symétriques composées de portiques construits en béton armé avec parement en pierre d’Eyrein.
Les deux galeries du stade cadrent sur une arche monumentale — faisant référence aux arcs de triomphe romains —, construite en béton armé avec parement extérieur en pierre d’Eyrein.

A l’inverse de l’entrée du stade, monumentale, le terrain de sport est en lui-même d’une grande sobriété : haie végétale et gradins en bois (ouvrage aujourd’hui disparu).
La volonté, ici, n’est pas à l’opposition de deux traitements, mais de faire référence aux jardins de villégiature. L’architecte ancre ainsi son projet dans la campagne environnante ; le stade municipal est un équipement de parc.

Le stade d’Égletons est un exemple unique en Corrèze d’architecture néo-classique. L’édifice fait clairement référence aux propylées de l’acropole d’Athènes associées aux arcs de triomphe romains. L’ouvrage n’est pas non plus éloigné des œuvres contemporaines de l’époque, tel le stade de Gerland à Lyon.

Il a été labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2010.

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