Elle chercha du regard autour d’elle et découvrit une cave, à peu près entretenue ; des étagères, vidées de leur contenu, couvraient les murs et seule une petite lampe à pétrole éclairait la pièce. Aucun soupirail ne s’ouvrait sur l’extérieur, ce qui n’était pas très étonnant : sous la ville s’étendaient plusieurs étages de caves qui communiquaient souvent entre elles. Les anecdotes foisonnaient sur d’imprudents perdus dans ce véritable labyrinthe à trois dimensions ! Ne disait-on pas qu’on pouvait se rendre de la place de la Motte jusqu’à la rue du Consulat uniquement en passant d’une cave à l’autre. Le sol de terre battue était sec : la cave en question ne se trouvait donc pas sur les bords de Vienne.

Nicolas Bouchard, Mon ombre s’étend sur vous (Elle chercha du regard...)
© Flammarion