Si l’avenue Foucaud et les rues avoisinantes n’étaient pas la campagne, elles gardaient cependant une paix et un espace qui offraient un calme presque champêtre : comme si, d’avoir été bâti progressivement là où s’étendaient, quelques années auparavant, des prés et des jardins de maraîchers, assurait encore à ce quartier le voisinage de l’herbe, des fleurs, des arbres. D’ailleurs, maints jardins et, çà et là, quelques parcs, rompaient de leurs parterres, de leur verdure ou de leurs frondaisons, la succession des maisons souvent construites en pierre de taille d’un beau granit.

Georges-Emmanuel Clancier, L’Écolier des rêves (Si l’avenue Foucaud...)
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