Adieu à l’infanterie

[...]

Un lent train m’emporta jusqu’à l’Hôpital Onze,
À Limoges, cité natale de Daurat
Et du divin Renoir qui notre âge honora.
J’ai vu naître l’avril au bord de ma croisée,
Pour le jeune invalide et la Rouge-Croisée,
Vous, Marie-Antoinette aux sourires ardents,
Qui portiez la santé comme une rose aux dents.

[...]

Ce timbre au cœur fêlé, sur les bords de la Vienne,
Sonne une heure équivoque, un trompeur angélus ;
Et vers la ville un long tramway jaune ramène
Le plaisir du dimanche et son noir détritus.

Roger Allard, Les Élégies martiales, (Adieu à l’infanterie)
© Droits réservés