Dans ces ruelles moyenâgeuses
Limoges t’a encore repris
pourtant ces granits et ce gris
ne sont pas heureux à tes yeux.

Ces vieux clochers, ces marchés
n’ont rien à première vue pour plaire
mais ils te rappellent tes meilleures années
le vertige de tout découvrir en été comme hiver.

A tes côtés marche ton grand-père
il te tient par la main tu es fier
car il t’a montré dans l’instant
que c’est en marchant que l’on devient grand.

Sylvestre Clancier, Généalogie du paysage. Quatrains limousins (Dans ces ruelles...)
© Éditions L’Harmattan