Solitude, souvenir du Vigen

Huile sur toile ; 95x13 cm ; musée Thyssen Bornemisza, Madrid.

Camille Corot, Solitude, souvenir du Vigen
Photo : ErgsArt via Flickr.

L’œuvre et le territoire

Un « souvenir » est inspiré d’un site précis, c’est la synthèse des meilleures composantes de ce site et des sentiments qu’il procure. Le souvenir est peint après la séance sur le motif. Le réel y est complété par le sentiment personnel. C’est un savant mélange entre réalisme et poésie. Corot a réalisé une trentaine de souvenirs, à cause de la perte de sa mère. D’où peut-être une certaine mélancolie bien présente ici. Ce souvenir est réalisé sur les bords de la Briance entre le Vigen et Solignac, à un endroit où le cours d’eau forme un coude.
Le tableau présente des teintes dégradées, vertes et argentées. C’est un monde poétique et personnel, celui de la femme pensive. Le paysage est idyllique, sans anecdote, et il est difficile de le géolocaliser précisément. Le cadre est fermé par les bosquets puis de nouveau resserré par les troncs d’arbre qui encadrent la femme. Celle-ci se tient dans l’alignement du point de fuite, une harpe dans la main et le regard vers l’horizon.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1866 et acheté par l’empereur pour les collections de l’impératrice.

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