L’Écolier des rêves Si l’avenue Foucaud...

Georges-Emmanuel Clancier, L’Écolier des rêves, Albin Michel, 1998, p. 62.

© Albin Michel

Si l’avenue Foucaud et les rues avoisinantes n’étaient pas la campagne, elles gardaient cependant une paix et un espace qui offraient un calme presque champêtre : comme si, d’avoir été bâti progressivement là où s’étendaient, quelques années auparavant, des prés et des jardins de maraîchers, assurait encore à ce quartier le voisinage de l’herbe, des fleurs, des arbres. D’ailleurs, maints jardins et, çà et là, quelques parcs, rompaient de leurs parterres, de leur verdure ou de leurs frondaisons, la succession des maisons souvent construites en pierre de taille d’un beau granit.

Georges-Emmanuel Clancier, L’Écolier des rêves (Si l’avenue Foucaud...)
© Albin Michel

L’œuvre et le territoire

Georges-Emmanuel Clancier passe son adolescence dans une maison de l’avenue Foucaud, dans le quartier du square des Émailleurs, dont il évoque l’aspect champêtre dans cet extrait de l’Écolier des rêves.

À propos de L’Écolier des rêves

L’Écolier des rêves nous propose le portrait d’un collégien tout fier d’être à présent boursier de la République et contemporain de l’essor du cinématographe, de l’automobile, de l’aéroplane en ces « années folles ». Le jeune rêveur va éprouver des passions qu’il ne sait encore nommer : celles du « vert paradis des amours enfantines » avec leur émerveillement, certes, mais aussi avec leurs blessures.

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