Sans titre

Sculpture monumentale en acier soudé, 8m de haut, 17 tonnes.
Maître d’ouvrage : Centre d’art contemporain et commune de Meymac, ministère de la Culture et de la Communication.
Maître d’œuvre : chantiers navals d’Odense au Danemark.

© ADAGP, Paris, 2018.
Robert Jacobsen, Sans titre
Photo
© DRAC Nouvelle-Aquitaine

L’œuvre et le territoire

Aucun hasard à voir s’élever, majestueuse, l’œuvre de Robert Jacobsen dans la commune de Meymac. L’artiste y fit de nombreux séjours dans les années 1950, ayant même envisagé d’acheter l’abbaye Saint-André pour en faire une résidence d’artistes.
Cette œuvre spatiale, pensée à l’origine comme un hommage aux déportés de Meymac, fut insérée dans le tissu local de la commune en 1992, par commande publique du ministère de la Culture. Son installation fut l’occasion d’une importante rétrospective dédiée à l’artiste par l’Abbaye Saint André - Centre d’art contemporain.

La sculpture accueille et s’impose aujourd’hui au regard du visiteur. Elle offre un contraste saisissant avec les murs de l’abbatiale du XIIe siècle et s’érige comme le symbole de l’activité artistique menée désormais dans ce lieu patrimonial.

La sculpture de Meymac rappelle, par sa forme, une cage. Celle-ci est nettement dessinée par un cadre parcellaire vertical très présent dans le travail de l’artiste. La cage indique l’espace, son aire possible, c’est par elle que la sculpture a lieu.
L’espace est, pour Robert Jacobsen, un matériau dans lequel les vides et les pleins doivent se combiner. Il joue avec des formes contradictoires qui s’entrecroisent et s’équilibrent par le jeu de leurs oppositions.
Pour Robert Jacobsen, la courbe est protectrice : elle fait référence à la forme du fœtus. Grâce à l’utilisation du fer, qu’il travaille à froid, il rend la réalité malléable. Le matériau est plus apte à se prêter aux rythmes qui s’entrecroisent, se courbent, se redressent dans la sculpture. Le métal, lui, permet également de jouer de l’équilibre et des ruptures. La sculpture s’élance souple et imposante.

L’œuvre ne privilégie aucun point de vue, le spectateur ne peut fixer les trois dimensions d’un seul regard mais doit parcourir l’œuvre pour en faire l’expérience dans son intégralité.

Bonus

  • Ombre de la sculpture se reflétant sur l’abbaye Saint-André
    Photo
    © DRAC Nouvelle-Aquitaine

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