Ravin de la Creuse au déclin du jour

Huile sur toile, 81 × 65 cm.

Claude Monet, Ravin de la Creuse
Photo : michelangelo5 ; source : Flickr.
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L’œuvre et le territoire

Quand Claude Monet arrive à Fresselines en mars 1889, il entreprend de « peindre l’air », c’est-à-dire qu’il s’intéresse à un motif et en réalise une série selon les variations du climat, de la saison, de la journée. Il en résulte une dizaine de tableaux achevés représentant ce point de vue des rives du confluent des deux Creuse. Chaque tableau est profondément unique, avec des couleurs bien propres. Maurice Rollinat, l’hôte du peintre lors de son séjours creusois, formule d’ailleurs à ce sujet la notion de « couleur des températures », ce qui illustre bien la démarche de l’artiste. Malgré les difficultés d’un climat incessamment changeant, Monet finit par rentrer à Paris avec toutes ses toiles achevées, prises sur le motif, et prouve qu’il est bien le grand maître de l’impressionnisme dont Paul Jamot dira en 1931 : L’impressionnisme s’incarne en Claude Monet. Il a été créé par lui et pour lui.

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