À propos

Né au Havre en 1877, Raoul Dufy débute sa formation artistique à 16 ans avec les cours du soir de École municipale des Beaux-Arts du Havre où il rencontre Émile Othon Friesz, qu’il retrouve en 1900 à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Deux ans après sa première exposition, en 1901, il expose au Salon des indépendants où le peintre Maurice Denis lui achète une toile.
Si ses débuts picturaux se situent dans la veine impressionniste, Raoul Dufy « adopte » le fauvisme puis le cubisme.

Surtout, Raoul Dufy multiplie les disciplines, s’adonnant au dessin, pratiquant la gravure, l’illustration de livres, la création de tissus, de tapisseries, de mobilier, se faisant décorateur d’intérieur ou de théâtre... Pour ce qui est de la gravure plus particulièrement, il utilise la technique ancienne de la xylographie dont il a montré sa maîtrise, portant le bois gravé à la perfection. Il réalise ainsi en 1910 les bois gravés pour le Bestiaire d’Apollinaire.

Bien que réformé en 1904, Raoul Dufy est engagé volontaire le 8 mars 1915 ; il est affecté dans le Train, service automobile des armées avant d’être mis en sursis d’appel à disposition comme conservateur de la Bibliothèque-Musée de la Guerre à Paris. Pendant la guerre, il a une production artistique très diversifiée à la gloire des armées françaises et alliées : tableaux, estampes, cartes postales, gravures, carré de soie à thèmes patriotiques (la pochette des Alliés qui reçoit un certain succès au Havre où elle est commercialisée), des dessins, des illustrations concernant les troupes coloniales et des dessins de mode...
En 1917 paraissent Les Élégies martiales, recueil où les gravures de Raoul Dufy répondent aux poèmes que Roger Allard écrit au cours de sa convalescence.

Artiste à la production conséquente, riche et variée, pour l’anecdote auteur avec l’aide de son frère pour l’Exposition universelle de 1937 de la gigantesque La Fée Électricité (1000 × 6000 cm, ), Raoul Dufy s’éteint le 23 mars 1953 à Forcalquier.

Œuvres liées

Documents associés

  • Raoul Dufy, première gravure pleine page des Élégies martiales
    © ADAGP, Paris, 2018.