Quadrille sur la tour

Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Originaire de Châlus par son père, Georges-Emmanuel Clancier y découvre un Limousin sombre et secret. La petite maison de son grand-père sabotier était située juste à côté d’une énorme tour, au pied de laquelle mourut en 1199 Richard Cœur de Lion, venu à Châlus au retour des croisades dans l’intention de s’emparer des statues d’or du château. C’est en écoutant le récit de sa sœur Jacqueline revenant de vacances passées à Châlus que le jeune Georges-Emmanuel Clancier puise la matière de son premier roman publié, Quadrille sur la tour.

L’intrigue repose sur la quête du trésor, ou plus exactement sur le rêve de cette quête. Le narrateur, un enfant de treize ans, vient en convalescence dans un village dont le nom n’est pas indiqué, chez sa tante qui l’abreuve de légendes limousines. Un camarade veut l’entraîner à la découverte des statues d’or, et il va avec lui faire une tentative avortée et pitoyable d’exploration des souterrains. On pense à un roman d’initiation inachevée, un peu comme Le Grand Meaulnes, auquel il a été comparé ; et la recherche du trésor figure par ailleurs parmi les archétypes du roman initiatique. Cependant, comme nous avons eu l’occasion de le signaler, il ne s’agit pas dans le premier roman de Clancier d’un « voyage de l’âme », mais plutôt d’un apprentissage des rêves et d’une ouverture sur le domaine de l’inconscient [...]

(Jeanne-Marie Baude, « Le trésor caché dans l’œuvre poétique et romanesque de Georges-Emmanuel Clancier », actes du colloque de Cerisy)