Puits de mine de Bosmoreau

1876-1879

Dessin au crayon, 13 × 18 cm.
Collection : Bibliothèque francophone multimédia de Limoges.

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Henri Hugon, Puis de mine de Bosmoreau
Collection et numérisation : Bibliothèque francophone multimédia de Limoges
© Bibliothèque francophone multimédia de Limoges

L’œuvre et le territoire

Découvert fortuitement en 1765 près du village de Lasmais (ou Lamay), à un peu plus d’un kilomètre du bourg, le filon houiller de Bosmoreau est dans un premier temps exploité de façon artisanale. Prometteur, le secteur attire même l’attention du physicien Gay-Lussac. Il faut attendre les années 1850 pour que l’exploitation industrielle démarre véritablement, sous la houlette du nouveau propriétaire, le porcelainier limougeaud Émile Pouyat, petit-fils du fondateur de la manufacture du même nom. Le charbon de Bosmoreau contribue ensuite à l’essor des activités économiques des départements voisins (fours à porcelaine de Limoges, fonderies de Ruelle en Charente...), et ce d’autant plus avec l’arrivée du chemin de fer en 1883. La mine est reprise en 1892 par le gendre d’Émile Pouyat, le baron de La Bastide, avant de péricliter en 1922. Une briqueterie la remplace, avant que le creusement d’un nouveau puits, et le passage à une exploitation à ciel ouvert portée par les papetiers Montgolfier ne relancent l’activité jusqu’en 1958.

Le bassin de Bosmoreau, qui s’étend sur 6 kilomètres carrés, est l’un des deux principaux bassins houillers à avoir été exploité en Creuse, avec celui d’Ahun-Lavaveix.

Localisation