Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18 Promenade de blessés sortant de l’hôpital du Mas-Loubier

vers 1915-1916.

Crayon sur papier, collection particulière.

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Eugène Alluaud, Promenade de blessés sortant de l’hôpital du Mas-Loubier
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L’œuvre et le territoire

À Limoges, outre l’hôpital militaire, on ouvre peu à peu une myriade de structures hospitalières pour combler les besoins sanitaires ; l’usine Haviland du Mas-Loubier est en partie transformée en hôpital. Marcelle Alluaud, la femme du peintre, y est infirmière en chef et Eugène Alluaud a de nombreuses occasions de dessiner des convalescents en promenade comme des blessés en salle de soins. M’zioud, soldat colonial blessé, lui sert de modèle à de nombreuses reprises.

À propos de Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18

Âgé de 48 ans en 1914, Eugène Alluaud n’est pas mobilisable. Il continue à travailler chez Haviland & Cie mais, pendant toute la durée de la guerre, il va produire de nombreux dessins et esquisses, prenant pour sujet le quotidien des hommes, femmes et enfants que la guerre fait soldats, blessés et prisonniers, réfugiés, ouvrières de l’armement... que ce soit à Limoges, Rouen ou encore sur la ligne de front dans la Somme et en Belgique.
Le Courrier du Centre publie certains de ses dessins dans ses colonnes et édite neuf fascicules réunissant chacun six dessins héliogravés selon les thématiques suivantes : Les Hindous, Les Highlanders, Les blessés, Nos soldats, Les Émigrés, Les Boches, Les Anglais, Les Indiens et La Rue.

Lors des Journées du Limousin des 21 et 22 mai 1916, il dessine une série de sept assiettes et deux vide-poches en porcelaine, chaque pièce évoquant un motif militaire différent, afin de les vendre au profit des soldats.

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