Projet de transformation du Champ-de-Juillet

Aquarelle, 127,5 × 88,5 cm, restaurée en 2003.

Projet de transformation du Champ-de-Juillet
Numérisation
© Ville de Limoges - Archives municipales

L’œuvre et le territoire

Le Champ-de-Juillet entre rêve et réalité ?

L’aquarelle, avec des effets de perspective, offre une vue axonométrique en décalage complet avec le lieu tel qu’il apparaît aujourd’hui au visiteur arrivant à Limoges par le chemin de fer. Il s’agit d’un projet original et ambitieux réalisé dans le cadre d’un concours pour l’aménagement d’un vaste parc au Champ-de-Juillet. Le projet resté anonyme est d’une facture et d’une qualité d’exécution remarquables.

On apprend par une délibération du Conseil municipal du 4 février 1898 que l’administration a fait étudier un projet novateur associant l’aménagement d’un jardin à un projet immobilier d’envergure « sur le modèle du jardin public de Bordeaux ». Il prévoit de financer l’espace paysager en vendant une bande de terrain pour y construire des immeubles suivant un type défini.
En effet, on distingue en bordure du cours Vergnaud (côté droit sur l’aquarelle) une série d’hôtels particuliers cossus délimitant un jardin à la française dessiné avec goût et raffinement. L’autre partie est aménagée en jardin irrégulier autour d’un kiosque à musique ceint d’une couronne d’arbres. À l’arrière plan, on distingue les bâtiments de la première gare des Bénédictins, construite entre 1858 et 1860, et trois cheminées symbolisant l’activité industrielle de la ville.

Le Champ-de-Juillet, pourquoi cette dénomination ?

L’appellation Champ-de-Juillet évoque les journées révolutionnaires de juillet 1830. C’est en référence à la commémoration des Trois glorieuses, à la chute de la monarchie de droit divin et à l’avènement de la monarchie constitutionnelle que Limoges choisit ce nom.

Le Champ-de-Juillet, un lieu de promenade indissociable de la gare

Une des promenades sans contredit la plus fréquentée de notre ville et la plus aimée du public, est certainement le Champ-de-Juillet. Des allées larges et ombragées par des arbres magnifiques, des squares ornementés de fleurs et une esplanade d’où l’on jouit d’un coup d’œil superbe sur les collines de Panazol et, par dessus tout, les concerts donnés par les musiques militaires, deux fois par semaine, y attirent une foule énorme.

Ainsi s’exprime M. Balleroy en 1893 devant le conseil municipal. Mais l’esplanade sert aussi de terrain de manœuvres pour l’armée et de revues militaires puis devient un lieu de prédilection pour les fêtes civiles, les feux d’artifice.

En plus du lieu d’agrément et de promenade, l’espace du Champ-de-Juillet est utilisé par la ville pour y tenir les expositions temporaires, véritables vitrines des savoir-faire de l’époque. Entre 1858 et 1967, date de la construction du palais des expositions en zone nord, les manifestations vont se succéder à un rythme régulier.

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