Pont suspendu de Saint-Marien

1909-1921

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Pont suspendu de Saint-Marien
Photo : Maria-Andreea Grecu
© DRAC Nouvelle-Aquitaine

L’œuvre et le territoire

Apparus aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle, et en France sur le Rhône à Tournon en 1824-1825, les ponts suspendus se multiplient au XXe siècle.

Le pont de Saint-Marien est édifié à partir de 1909 par la Société anonyme des Forces hydrauliques du Cher, à l’occasion de la construction du barrage de Rochebut, à la place de l’ancienne passerelle en pierre et bois, noyée après l’édification du barrage. Sa construction est terminée en 1921. Il traverse la Tardes non loin de son confluent avec le Cher.

La passerelle est réalisée en partie selon le système du pont Gisclard : des câbles, ancrés dans un bloc au-delà des piles, sont fixés directement sur le tablier, à proximité des pylônes. Le pont métallique suspendu de Saint-Marien est le seul ouvrage de ce type en Creuse.

Sa longueur est de 121,50 m et à chacune de ses extrémités se dressent deux pylônes maçonnés en granit, jumelés à leur sommet. Ceux-ci soutiennent six câbles paraboliques en acier, accrochés aux parois de la vallée.
Les câbles principaux sont reliés aux poutres métalliques du tablier par des haubans rigides. Les poutres soutiennent le plancher à épaisses traverses en chêne. De chaque côté, un étroit rebord métallique permet aux piétons de circuler.

La structure se trouve au milieu d’une nature sauvage où vécut, au VIe siècle, l’ermite saint Marien auquel il emprunte son nom. Propriété de la commune d’Évaux-les-Bains, le pont est en fonction en tant que pont routier. Il fait également partie d’un circuit de randonnée, et il est emprunté lors du pèlerinage annuel dédié à saint Marien.

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