Généalogie du paysage. Quatrains limousins Plutôt que de s’oublier

Sylvestre Clancier, Généalogie du paysage. Quatrains limousins, L’Harmattan, 2008, p. 48.

© Éditions L’Harmattan

Plutôt que de s’oublier
ce pays se souvient de lui-même
il est roux, il est extrême
toujours inquiet et menacé

Il s’abandonne avec ardeur
à celles et ceux qu’il inspire
il t’intrigue et il t’attire
par lui tu goûtes au bonheur

De ses couleurs à l’horizon
de sa lumière inédite
sur la crête des Monts de Blond
il t’inonde comme de l’eau bénite.

Chemins bordés de toutes parts
entre vos haies d’églantine
vous me donnez le hasard
de croiser la fée serpentine.

Chemins qui me détournez
de mes soucis, de mes projets
et me donnez le pur espace
de l’été qui chaque année repasse.

Sylvestre Clancier, Généalogie du paysage. Quatrains limousins (Plutôt que de s’oublier)
© Éditions L’Harmattan

L’œuvre et le territoire

Ce poème évoque les monts de Blond, pays des pierres à légende, où se trouvent de nombreux menhirs.

À propos de Généalogie du paysage. Quatrains limousins

Ce recueil est un hymne poétique à la région d’enfance de l’auteur, à celle de son père, Georges-Emmanuel Clancier, et de ses grands-parents, le Limousin.
Sylvestre Clancier poursuit sa quête de vérité, toujours insaisissable, liée à la nostalgie du jardin perdu de l’enfance. Certains de ces poèmes sont bilingues français et occitan. En choisissant la forme des quatrains et la rime, l’auteur a été inspiré par les Quatrains valaisans de Rainer Maria Rilke qui rendaient hommage au Valais, comté suisse.

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