Place Henri-Chapoulie

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Place Henri-Chapoulie
Carte postale de Louis Suau.
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L’œuvre et le territoire

Ancien champ de foire destiné aux veaux, l’actuelle place Henri-Chapoulie se tient à l’est de la ville. Plus qu’un espace destiné à la vente, Robert Danis conçoit une nouvelle place publique bordée d’immeubles modernes.

De forme trapézoïdale, la place est délimitée, au sud, par l’ancienne route nationale et, à l’est et à l’ouest, par deux façades urbaines cadrant sur un mur de soutènement doublé d’un escalier permettant d’accéder à un ancien faubourg. Le mur de soubassement se retourne pour partie sur l’espace public, au moyen de deux galeries rythmées respectivement par six arcades. Les galeries forment des terrasses accessibles aux logements.

Le nouveau front urbain, constitué de maisons mitoyennes, intègre un escalier construit dans l’axe de la mairie. L’emmarchement permet d’offrir à cette dernière un accès direct au champ de foire.

L’espace est doté d’une remarquable homogénéité. Tous les immeubles sont réalisés en maçonneries de moellons (pierres de petite taille) avec parement en pierre d’Eyrein. Au centre de la place, Robert Danis dessine un ovale à l’intérieur duquel prenaient place une fontaine en fonte et une bascule. L’espace ainsi délimité était situé environ trente centimètres plus bas que le reste de la place et s’ouvrait directement sur la rue. Deux lanternes lumineuses constituées d’un fût en béton moulé, à base octogonale, couronné d’un lanternon en verre et métal, en marquaient l’entrée.

La place Henri-Chapoulie, bombardée en août 1944, a fait l’objet d’un plan de reconstruction. René Blanchot, chargé de la restauration, restera fidèle au projet de Robert Danis. Il apportera toutefois quelques modifications notamment sur les toitures, introduisant des toitures à brisis.
Profitant des dommages de guerre, l’alignement urbain faisant face à la place sera également reconstruit et remplacé à partir de 1946 par des maisons mitoyennes reprenant la même écriture architecturale que les édifices bordant la place Henri-Chapoulie.

De même, l’incendie de la mairie en août 1944 a permis d’entreprendre sa reconstruction. Les travaux, effectués à partir de 1952, avaient pour objectif de construire un nouvel édifice plus en phase avec l’unité architecturale de la place.
Un haut beffroi, intégrant au rez-de-chaussée la porte d’entrée, marque la façade est. Les baies éclairant l’escalier prennent jour sur la place Henri-Chapoulie. Elles forment une travée en béton armé couronnée d’un fronton en parement en pierre d’Eyrein intégrant les armes des Ventadour et l’inscription INANIA PELLO je rejette les choses vaines »).

La place Henri-Chapoulie a été labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2010.

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