Paul-Laurent Courtot

À propos

Paul-Laurent Courtot naît le 14 avril 1856 à Paris dans le quartier des Gobelins. Son père travaille alors à la prestigieuse manufacture dans l’atelier des teintures où il est reconnu pour ses qualités de coloriste. Il y gravit les échelons hiérarchiques jusqu’à collaborer avec l’éminent théoricien de la couleur Michel-Eugène Chevreul alors directeur des teintures.
Paul-Laurent Courtot suit les traces de son père qui le fait entrer comme élève tapissier à la manufacture auprès de Galland et Maillard. Il devient vite artiste tapissier mais s’inscrit finalement au concours des Beaux-Arts où il est reçu troisième.

À l’âge de 24 ans, Paul-Laurent Courtot est reçu au certificat d’aptitude à l’enseignement du dessin. Après sept ans passés à enseigner dans les écoles de Vervins et Hirson (Aisne), il est nommé professeur à Limoges où il enseigne jusqu’à sa retraite en 1917.

Dès 1897, Paul-Laurent Courtot participe aux travaux de la Société archéologique et historique du Limousin et commence à prendre du temps pour lui. Il aime à dessiner les vestiges et bâtiments de Limoges qu’il trouve intéressants. Mais Limoges se modernise et certains vieux quartiers sont malheureusement menacés de destruction. Il faut donner à la ville plus de lumière, d’espace, de circulation... C’est donc avec un regard d’historien — voire d’archéologue — que le professeur entreprend de préserver la mémoire du vieux Limoges. Il pose son chevalet dans les endroits qui lui sont chers et les immortalise : l’Abbessaille, le Rajat, les bords de Vienne, le quartier Viraclaud, Saint-Michel, la rue des Combes et tant d’autres sont encore — d’une certaine façon — intacts grâce à lui.

La qualité de ses relevés et de ses couleurs lui vaut d’être admis au Salon des artistes français avec notamment Intérieur de cour rue du Consulat au Salon de 1903.

Paul-Laurent Courtot s’éteint le 7 décembre 1925. Sa succession est alors liquidée aux enchères : grâce à la bienveillance des Limougeauds, décidant d’organiser une souscription afin d’éviter la dispersion de sa collection, de nombreuses toiles demeurent encore à Limoges, dont une grande partie au musée des Beaux-arts.

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