Éclats de pierres, éclats de vies Cogner le granit Pasquale Marchio et son fils Robert

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Ernesto Timor, Pasquale Marchio
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L’œuvre et le territoire

Ces deux photographies tirées de l’exposition « Le fil de le pierre » présentent Pasquale Marchio, et son fils Robert. Pasquale, ancien très jeune résistant, ici avec sa massette, a commencé à travailler pour les frères Paties, eux-mêmes immigrés italiens, avant d’ouvrir sa propre carrière avec son frère Ettore, au Bois Chameau, sur la commune de Sardent. Il termine ensuite sa carrière à Limoges.

Robert Marchio travaille un temps avec son père, mais les temps changent et les carrières ne sont bientôt plus exploitées. Il étudie au Lycée des métiers du bâtiment de Felletin, s’y spécialise dans la gravure (il est d’ailleurs Meilleur ouvrier de France) et y devient plus tard professeur de taille de pierre.

À propos de Cogner le granit

La grande histoire, celle que tout le monde connaît, c’est d’abord l’ascension de Mussolini dans l’Italie des années 1920 qui prive d’emploi ceux qui n’ont pas la carte du parti fasciste.

Les petites histoires, celles dont on entend plus rarement parler, ce sont les parcours de vie de tous ces anonymes, hommes et femmes, qui ont dû s’exiler, changer de vie, de langue, de pays... et qui ont trouvé refuge en France.

Nombre d’entre-eux, tailleurs de pierre venus notamment du nord de l’Italie, se sont installés en Limousin, où l’exploitation du granit prenait une ampleur formidable, l’essor des grandes villes exigeant des quantités extraordinaires de pavés, de bordures de trottoir...

Cogner le granit propose notamment une synthèse de l’exposition « Le fil de la pierre », qui revient sur cette histoire méconnue et interroge notre passé, les notions de déracinement, d’enracinement, de mixage culturel… L’objectif du photographe Ernesto Timor, nous invite à regarder d’un autre œil les paysages envoûtants des anciennes carrières, peuplés de traces. Il a également tiré le portrait des derniers témoins de cette époque et de leurs descendants qui perpétuent cette histoire. La mémoire passe aussi par des documents d’archives, photos de famille, films amateurs et collecte de paroles.

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