Mourir dans le corps du loup

Aude Courty, Mourir dans le corps du loup, Les Ardents Éditeurs, 2014.

© Les Ardents éditeurs

4 œuvres

L’œuvre et le territoire

Limoges, novembre 2011.

Comme tous les soirs, il referme la porte vitrée, qui claque d’un coup sec et résonne sur les pavés de la rue du Clocher. Il se retourne enfin et, après avoir jeté un coup d’œil alentour, sur les âmes passantes errant dans la rue commerçante, il allume une cigarette, en avale la fumée avant de l’expirer, volutes dessinant cette auréole trompeuse, dissimulant ses instincts bestiaux. Il avance à pas calculés, mesurés, longues foulées à la fois nonchalantes et prédatrices, course lente décourageant toute filature et à laquelle rien ne peut échapper. Je n’en perds pas une miette et mémorise chaque détail de son allure carnassière : il a un secret et je vais le trouver.

Quelques rues plus loin, le lycanthrope passe la porte d’un pub en quête du plat du jour : jeune fille prête à consommer.

Oranda Lhivièrre, jeune étudiante en littérature à Limoges, solitaire et perturbée, est entraînée malgré elle dans une troublante histoire sentimentale alors qu’une jeune femme est retrouvée assassinée sur les bords de Vienne...

À la croisée du récit fantastique et du thriller, ce roman noir est inspiré par la nuit et les mystères de ses heures sombres.