Michel Meilhac

À propos

Michel Meilhac naît en 1911 à La Roche-Canillac. Apprenant le violon auprès de son oncle, il côtoie notamment Jean Ségurel dans quelques bals clandestins, et après avoir appris à lire les partitions, décide de se consacrer exclusivement à la musique du pays. Son emploi de fonctionnaire des PTT l’amène à changer d’affectation et donc à parcourir le Limousin.

Établi à Saint-Salvadour et profitant de l’acquisition par un électricien local de Seilhac, Monsieur Villalonga, d’un matériel d’enregistrement sur disque 78 tours, il commence à enregistrer des airs et des compositions, saynètes, etc. [...] Remarqué lors d’un enregistrement à Radio Limoges, il enregistre en 1958 un disque chez Phillips « Auvergne-Limousin » en compagnie de Gaston Rivière (vielle à roue), Jean-Louis Fournier (cabrette) et Bernard Meilhac, son fils (second violon). Dans la dernière partie de sa vie il s’enregistre systématiquement avec un magnétophone à bande. Il reste un violoneux tout à fait atypique dans le monde des violoneux du Massif central, ayant pratiqué solitairement, et prématurément pourrait-on dire, mais avec passion, un travail de maintenance et d’évolution de la musique de violon des pays du Massif central.

Olivier Durif, Le violon populaire en Massif central, les violoneux et leur musique (les sources : enquêtes et documents), 1993.

Les documents sonores dont nous disposons sur la pratique instrumentale de Michel Meilhac sont les plus anciens enregistrements de violoneux corréziens dont nous disposons, puisqu’ils sont réalisés plus de dix ans avant la grande vague du renouveau folk qui marque le regain d’intérêt des chercheurs et des musiciens pour les musiques traditionnelles.

Décédé en 1967 à Treignac, Meilhac était en outre un luthier amateur de talent.

Œuvres liées