Maisons Buffière et Nivet, rue des Combes

Huile sur toile, 63,4 × 45,3 cm.
Collection : musée des Beaux-Arts de Limoges.

Paul Courtot, Maisons Buffière et Nivet, rue des Combes
Photo : Frédéric Magnoux
© Musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l’Évêché

L’œuvre et le territoire

Paul Courtot immortalise ici l’ancienne maison Nivet, située à l’angle de la rue des Combes et de la rue des Sorétas, au numéro 8 de la rue des Combes. Cet hôtel particulier abritait jadis l’assurance mutuelle, après être passé des mains de la famille Nivet à la famille Buffière. Situé à l’entrée du quartier — quelque peu misérable — du Viraclaud, cette bâtisse de 830 mètres carrés est l’une des rares à être restée intacte, sans que ses propriétaires ne lui fassent subir d’amputations en guise de réparations comme ce fut le cas de la plupart des maisons du quartier.
Les derniers propriétaires en sont expropriés par une séance du 20 janvier 1898, en échange de la somme de cent quinze mille francs. Cette dernière maison du quartier Viraclaud, qui se vit héberger Balzac en 1832, va pouvoir commencer à être démolie.

Avec sa façade, en granit du pays, d’une grande sobriété de lignes, d’une simplicité élégante, et dont chaque étage est souligné par un cordon de perles ; — sa tourelle en encorbellement, terminée par un gracieux cul-de-lampe ; — son faîte surmonté de cinq urnes de pierre de forme ovoïde, que couronne une fleur de lis et dont le profil délicat se détache en pleine lumière ; — ses gargouilles desquelles on dirait des canons toujours braqués en vue d’un siège prochain ; — son escalier spacieux, soutenu par deux séries de colonnes, les unes droites, les autres rampantes ; — ses salles vastes et bien éclairées, ce logis a vraiment fort grand air. Ce dut être l’une des plus belles et des plus confortables demeures de notre ville.

Alfred Fray-Fournier, Balzac à Limoges

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