Lycée Turgot

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Lycée Turgot
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L’œuvre et le territoire

Limoges voit s’ouvrir en 1895 une École pratique de commerce et d’industrie. Elle devient École nationale professionnelle en 1933 avant que l’établissement ne soit transformé en lycée technique d’État et ne prenne, en 1963, la dénomination de lycée Turgot.

En 1912 la Ville confie à l’architecte Jules-Alexandre Godefroy la construction de l’École pratique de commerce et d’industrie. L’édifice est composé d’un bâtiment situé rue Paul Dérignac orienté au sud ; trois autres bâtiments, dont l’un longe l’avenue Saint-Éloi, sont disposés perpendiculairement, l’ensemble dessinant un « E » majuscule. De l’autre côté se trouve l’atelier.
La façade de la rue Paul-Dérignac en pierres blanches est sobrement décorée d’un calepinage de briques et de motifs stylisés. Son intérêt majeur est la monumentale porte d’entrée de fer et de bronze ouvragés, ouvrant sur un vaste hall d’esprit néo-classique, avec escalier, colonnes de pierre et plafond à caissons. Deux imposants piliers de fer martelé et découpé en motifs géométriques sont surmontés de luminaires.

En 1933, l’établissement devient École nationale professionnelle et la construction d’un internat est décidée sur un terrain situé de l’autre côté de la rue Paul-Dérignac. Les deux bâtiments sont reliés par un souterrain. Ces travaux sont confiés à l’architecte Michel Roux-Spitz qui crée un édifice emblématique du style « moderne ». L’architecture est épurée à l’extrême, jouant sur les longueurs, privilégiant les lignes géométriques et utilisant le béton et le fer.

Les deux façades, sur rue et sur cour, avec leurs alignements de baies vitrées, reflètent cette recherche de fonctionnalité et d’esthétique. Le seul ornement extérieur de cet édifice est un bas-relief monumental situé sur la façade rue Saint-Éloi. C’est l’œuvre du sculpteur Marcel Claude Renard dont le style massif, la stylisation des personnages témoignent du goût de la seconde moitié des années 1930. Il représente saint Éloi et le roi Dagobert Ier.

À l’intérieur, un mur du réfectoire est orné d’une fresque polychrome de Louis Bouquet réalisée en 1938, allégorie de l’éducation mettant idéalement en relation les activités manuelles et intellectuelles.

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