Limousin, terre de sports

En lien avec le festival pluridisciplinaire des Printemps de Haute-Corrèze (du 8 avril au 17 juin 2017) qui pour sa quatorzième édition prend pour thème « Vivre le sport », l’Abbaye Saint-André — Centre d’art contemporain de Meymac propose une exposition du 19 mars au 18 juin intitulée « Le sport est un art ».

L’occasion pour GéoCulture — Le Limousin vu par les artistes de vous proposer une sélection d’œuvres en résonance avec cette thématique du sport. Si le Limousin peut se prévaloir des précieux palmarès des deux clubs mythiques que sont à Limoges le CSP pour le basket et à Brive-la-Gaillarde le CAB pour le rugby, ce ne sont pas ceux-ci qui ont le plus les honneurs des artistes sur GéoCulture (du moins pour le moment). Mais, bien que peu représentées, ces deux disciplines peuvent se targuer d’ambassadeurs non négligeables... Le cyclisme et la natation apparaissent comme deux disciplines particulièrement prisées en Limousin, et des auteurs et des artistes, mais d’autres disciplines émaillent également notre séance sportive.

Ainsi, à Limoges, si l’on en croit le groupe Roger Latcheup, la vie est belle dans la rue Charles-Michels, au-delà des pérégrinations sentimentales de Jessica et quelques soient les résultats obtenus par les équipes locales — une victoire de l’USAL et, sans doute, une défaite du CSP. Par contre, attention aux risques de la « boxe amateur »...

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Roger Latcheup, « Rue Charles-Michels »
© Roger Latcheup
Visuel « Le sport est un art », exposition du Centre d’art contemporain de Meymac

Le plus souvent, on adopte une équipe de rugby parce qu’on appartient au même clocher qu’elle. Sur les beaux terrains du dimanche, elle prolonge en les exaltant les travaux et les espoirs d’une vie quotidienne qui nous est commune. Par un étrange retour des choses, j’avais failli naguère partir m’installer dans les Landes pour cette unique raison que j’aimais le stade Montois : le supporter en moi, précédait le concitoyen. Seule, la disparition de mon ami Guy Boniface m’en écarta. Je me tournais alors vers le précieux refuge du terroir limousin. Au demeurant, les couleurs de l’USAL, bleu comme l’encre et rouge comme le vin, m’allaient bien au teint. Par malheur, elles venaient à l’instant même de descendre en seconde division. C’en était donc fini des grandes fêtes carillonnées, nationales et internationales ! Mais je ne répugne pas, non plus, aux messes basses du rugby, où le bruit mat de la chaussure sur le ballon est davantage perceptible, tel murmure de la chaisière dans une nef aux trois quarts vide, et je m’abandonnai à la sollicitude titulaire du président Defretin, qui m’entraîna au Stade Municipal, par un rigoureux après-midi d’automne où Limoges avait rendez-vous avec Sainte-Foy-la-Grande...

Comme une grenade jaillie des barbelés, le trognon de pomme décrivit une trajectoire par-dessus les fils de fer et vint rouler, sans éclater, sous la bottine du juge de touche. Celui-ci, engoncé dans un vieil anorak de campeur, le pantalon glissé à la diable dans une chaussette en tire-bouchon, évoquait beaucoup plus ces pionniers têtus qui propagent le jeu sacré dans les banlieues que les ambassadeurs en représentation dont se rehausse à l’ordinaire une cité visiteuse.

On le prit donc pour un Limougeaud, un traître en somme, et pendant quelques instants ce fut un fier tollé, car cet individu placide, brandissant un chiffon blanc qui n’était pas celui des capitulations en rase campagne, s’employait sans raison apparente à annuler un essai que l’équipe de Limoges semblait avoir marqué. Le remous des vastes colères offensives faisait onduler l’échine du public. On entendait crier : « En avant ! » Et je crus que la 4e division (tribune d’honneur) allait monter à l’attaque. Puis on s’aperçut que le banlieusard maléfique n’était autre que l’arbitre délégué par Sainte-Foy-la-Grande et qu’en définitive l’opération se solderait par un seul mort : le ballon.

Depuis près de cinq minutes, en effet, les joueurs s’affairaient en de vains efforts à besogner un ballon mort, ce qui n’est pas bien ragoûtant, et l’on peut se demander ce qui se serait passé si un incident insolite n’était intervenu pour le ressusciter. À supposer qu’aucun coup de pied n’ait trouvé la touche, il est loisible d’imaginer que le reste de la partie, menée avec un ustensile échappé à toutes les règles du jeu, se serait déroulé dans l’inactivité et l’absurde. Mais on vit, soudain, l’un des demis de mêlée poser rageusement au sol ce ballon qu’il détenait et se précipiter vers les gradins en hurlant : « Ils battent papa ! » Suivi par la troupe mélangée de ses partenaires. J’avais déjà assisté au triste spectacle d’un public envahissant le terrain, jamais à celui d’un paquet d’avants prenant d’assaut les tribunes. Paradoxalement, ce moment de désordre remit les choses en ordre et le ballon en jeu.

Le reste de cette première prise de contact avec l’USAL sombra dans une grisaille polaire, où je ne trouve plus guère à féliciter rétrospectivement que les quelques 3.000 bronchiteux, qui n’avaient pas craint d’affronter le frisson fatal pour applaudir ou siffler trente gaillards, autorisés par privilège à se réchauffer à coups de claques dans le dos et de pompes dans le derrière. Lorsque sur les dribblings des Foyens, notre capitaine Hélios Ruiz s’écriait : « Couchez-vous ! » Je n’avais pas compris sur le champ que ce n’était pas à moi qu’il s’adressait. En ce qui me concerne, ce fut fait le soir même. Avec des boissons chaudes. Et 39° de fièvre au tableau d’affichage.

Ma nuit fut peuplée de nostalgies et de cauchemars : pas de morts certes, mais des blessés, quatre ou cinq environ, davantage s’il s’agit d’un match amical ; des arbitres menacés avant la rencontre, lapidés, et poursuivis ensuite, tard dans la nuit ; des spectateurs enfin, rongés par l’esprit de clans, et dont l’un récemment venait de trancher d’une dent preste l’oreille de son voisin pour défendre le bon droit d’un petit club du Lot-et-Garonne. Ainsi m’apparaissait, à travers mon délire, le rugby de deuxième division et, plus particulièrement, l’image de marque de l’équipe à laquelle j’allais désormais apporter ma ferveur. Qu’en était-il advenu des vertus attaquantes célébrées depuis toujours, par la S.A.U.L., puis l’U.S.A.L. L’allégresse communicative des Duché, des Nouhaud, des Laborderie, des Gérald et, plus récemment, de l’incomparable Hirigoyen, s’était-elle dilapidée au vent ? Et quels ferments tortueux pourrait-on bien insuffler aux 150 rugbymen en bourgeons qui fréquentent, par miracle, l’école de rugby ?... Mais tout cela, je l’ai dit, n’était qu’un mauvais rêve. L’aube ne tarda pas à se lever .

Elle se leva sur mes enthousiasmes retrouvés en faveur d’une formation qui se remit bientôt à rechercher le chemin de l’essai et qui m’apparut, elle-même, transformée. Je collai la vignette bleue et rouge sur ma voiture, partageant maintenant la joviale et tremblante communion qu’elle implique, chaque dimanche, et, la prolongeant si possible par un bienfaisant bain de « siège » à l’Olympic du cher Jo Texier. En semaine, j’élis pour domicile et quartier général le creuset chaleureux que Jeannot Hirigoyen a su ménager pour ses amis au « Rugby Bar » et tout était parfait si mes crochets vagabonds pouvaient me conduire jusque chez Pierre Lavergne. Bref, je respirais à nouveau « l’air du pays ». Un pays où l’homme qui porte un ballon contre sa poitrine s’avancera toujours sur un rayon de soleil.

Antoine Blondin, Hommage d’un supporter adoptif
© Droits réservés

Dans cette chronique, écrite à l’occasion des soixante-dix ans de l’USAL, Antoine Blondin revient sur sa découverte de l’équipe de rugby limougeaude, dont il ne pouvait être finalement que supporter...

Au demeurant, les couleurs de l’USAL, bleu comme l’encre et rouge comme le vin, m’allaient bien au teint.

Surtout, il évoque le jeu, ses aléas, ses à-côtés qui font d’une réunion de « trente gaillards, autorisés par privilège à se réchauffer à coups de claques dans le dos et de pompes dans le derrière » un match de rugby.

Dans une chronique pour L’Équipe datée de 1956, « Quand le major Thompson se pique au jeu », Antoine Blondin faisait vivre à ses lecteurs un match France-Angleterre de ce sport habité de ce que les Anglais appellent the spirit of the game et qu’Antoine Blondin définit comme un « fantôme qui justifie les défaites distinguées » et riche d’« un bon kilo (de règles) gravé dans le bronze et déposé, sans doute, sous l’abbaye de Westminster ».

Cette chronique apparaît, là encore, comme une réécriture d’un précédent article : en l’occurrence, le compte-rendu d’un match France-Écosse daté du 12 janvier 1955 et publié dans L’Équipe (cf. liens). Si la « mandarine » s’est transformée en « trognon de pomme », le ballon n’en demeure pas moins une « grenade jailli[e] des barbelés » et les joueurs toujours « s’affair[ent] en de vains efforts à besogner un ballon mort, ce qui n’est pas bien ragoûtant »... Surtout, le froid est tout aussi mordant, et si les « 30000 bronchiteux » ne sont plus que 3000, Antoine Blondin finit à nouveau avec « 39° de fièvre au tableau d’affichage ».

Le Limousin ne manque guère, pour ce qui est de rugby, de derby voyant s’opposer Limoges, Tulle, Saint-Junien... mais aussi bien évidemment Brive. Le CA Brive est l’un des clubs historiques du paysage rugbystique hexagonal voire européen.
Parmi les nombreux grands joueurs passés par le club briviste, il en est un qui en a marqué particulièrement l’histoire, donnant même depuis 2004 son nom au stade qui voit évoluer l’équipe : Amédée Domenech.
Mais c’est par Bort-les-Orgues qu’Amédée Domenech découvre en premier lieu la Corrèze avant de s’installer quelques années plus tard à Brive où il se fera successivement, avec plus ou moins de succès, bistrotier, hôtelier, agent immobilier...

C’est comme ça que je me suis retrouvé au barrage de Bort-les-Orgues. Gustave Noël [...] m’avait dit : « Mon vieux, chez nous, il y a tant à gagner. Plus des tas d’avantages, en tous genres. »
Gustave Noël m’avait vu jouer à Clermont-Ferrand.
J’avais été sélectionné pour l’équipe junior du Languedoc, qui affrontait celle de l’Auvergne. Un beau match. Avec un seul vainqueur, le rugby. Qu’est-ce qu’on s’était mis comme pignes.
[...]
Alors, lorsque Gustave Noël m’a présenté ses offres, elles étaient si mirobolantes que j’ai dit :
— Oh ! À ce prix, on prend le train ce soir ? À votre compte bien sûr.
[...]
On m’avait proposé un boulot au barrage de Bort-les-Orgues, qui était en cours de construction. Un travail sensationnel : je surveillais les travaux... et ceux qui travaillaient. On m’avait dit : « Si tu es aussi vaillant que tu le prétends, si tu te donnes autant de mal que sur un terrain, tu auras vite une situation mirobolante. »
Surveiller les gonzes, c’était pas de la tarte, pourtant. Dans un barrage, vous voyez un peu la qualité des individus qu’on utilise. Des repris de justice. Des interdits de séjour. Bref, la crème. Attention ! je ne tiens pas à chercher des crosses aux types, qui, aujourd’hui, construisent les barrages. Ce sont certainement des travailleurs très honnêtes. Et très qualifiés. Je dis simplement que, de mon temps, et à Bort, c’était pas l’élite que l’on voyait.
Je me suis mis au boulot. Des payes formidables. Avec les heures supplémentaires, je ramassais un beau petit paquet. Je me souviens une semaine, j’ai battu un record. J’ai fait cent heures de travail. Parce que c’était toujours doublé ou triplé, une paye. Il y avait toujours des jumelages.
Je montais la garde nuit et jour. Le salaire était en rapport, qu’est-ce que vous croyez.
Ce que je faisais ? Rien. Strictement rien. Je faisais travailler les autres. Je surveillais une bande de crapules. Pff. C’était incroyable. Personne n’arrivait à les commander. Ils n’en faisaient qu’à leur tête, se foutant des ordres et des chefs comme de l’an quarante.
Moi, j’étais là en principe pour dresser le rapport. Mais le rapport, marron ! Parce que moi, j’étais pas un mouchard.
Et pour jouer au rugby, j’ai joué. Et tout a commencé.

Amédée Domenech (en collaboration avec Paul Katz), Un rugby de Duc, Solar éditeur, 1971, p. 31-33.
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Tout d’un coup, alors que je commençais à me poser des questions, un avoué arrive de Paris pour me voir. Il s’agissait de Me Thomas. Il était président de Brive, qui végétait en deuxième division, et qui aurait bien voulu s’en sortir. Il venait me faire des propositions.
— Domenech, il faut venir à Brive. Sauver notre équipe. Vous savez, c’est une très belle ville, avec beaucoup de possibilités en tous genres.
Il avait un raisonnement convaincant. Et ses arguments l’étaient bien davantage. Je lui ai répondu.
— Bien. Bien. Mais écoutez-moi. J’ai besoin de me bâtir une situation. Moi, vous savez, je suis un réaliste.
[...]
Mais là, c’était intéressant. On m’offrait une situation, une très bonne situation. Je prenais la gérance d’un bar-restaurant, le « Molière ». Il s’appelait comme ça parce qu’il était situé juste derrière le théâtre, sur la place du Marché. C’est une affaire qui a marché divinement. Je l’ai tenu de 1954 à 1962. Huit ans. Une affaire extraordinaire. Du boulot, mais enfin, ça valait la peine de se donner du mal.

Amédée Domenech (en collaboration avec Paul Katz), Un rugby de Duc, Solar éditeur, 1971, p. 59-60.
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Mais parfois ce sport d’engagement pratiqué par des gentlemen — il ne saurait en être autrement — déborde de son objet premier, se transformant en jeu de malice — l’épisode d’Amédée Domenech abusant l’arbitre au cours d’un France-Roumanie est drôle au possible — ou en jeux du cirque où les règles s’étiolent largement, à l’image des maillots qui se déchirent...

Nous avons souvent payé, à Brive, la réputation qu’on nous a faite. Une réputation, imméritée, ça je vous le garantis, car comparés à certains spécialistes de la torgniole et de la rouste, nous sommes des enfants de chœur. Seulement, le public, les journalistes, ils voient toujours la réplique d’un Briviste qui n’étant ni hypocrite ni expérimenté, rend un coup à l’adversaire qui vient de lui faire une saloperie. Mais on n’a pas voulu voir, auparavant, la saloperie. C’est toujours pareil, en rugby. On sanctionne le provoqué ou l’agressé qui se rebiffe. Rarement, ou jamais, le provocateur ou l’agresseur.

J’ai payé comme ça, trois ou quatre fois, pour des bêtises. Chaque fois qu’une gifle partait, j’étais menacé de la correctionnelle. Une fois même, je suis passé devant le tribunal.

Amédée Domenech (en collaboration avec Paul Katz), Un rugby de Duc, Solar éditeur, 1971, p. 200-201.

Venons-en maintenant au basket et au club mythique qu’est le CSP dont les couleurs se voient défendues par les Personal Charly O’ qui proposent un hymne à leur façon avec le titre intitulé « Richard Dacoury » en hommage au joueur de basket français du même nom. S’il est aujourd’hui retraité des parquets, Richard Dacoury est encore bien présent dans l’esprit des supporters du CSP, le club limougeaud où il a passé la plus grande partie de sa carrière (1978-1996), émaillée de très nombreux titres (huit titres de Champion de France, sept Coupes de France, une fois Champion d’Europe en 1993).

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Personal Charly O’, « Richard Dacoury »
© Personal Charly O’

Les PCO sont la meilleure chose qui soit arrivée à Limoges depuis la construction de la gare. Ils ont inventé le rock’n’roll et sont beaux.
Après avoir officié en tant que DJ officiel du CSP Limoges pendant pas moins de 3 matches, ils quittent leur poste en créant un hymne non officiel : « Richard Dacoury ».
LE FUTUR C’ÉTAIT MIEUX AVANT !

Le Limousin, de par son relief, se prête particulièrement à la pratique du vélo, que ce soit dans un but de découverte touristique ou à l’occasion de courses plus ou moins importantes et prestigieuses, amateures ou non... Parmi ces compétitions, le Tour de la Haute-Vienne, que certains coureurs ne pourront achever lors de l’édition de 1944, les maquisards réquisitionnant leur monture, comme le raconte Laurent Bourdelas.
Bien évidemment, le Limousin s’est vu à de nombreuses reprises traversé par le Tour de France qu’Antoine Blondin a l’occasion de chroniquer pour le journal L’Équipe auquel il contribue de 1954 à 1982, dépassant, quelle que soit la discipline suivie, le seul cadre sportif.

Surtout, comment parler cyclisme en Limousin sans évoquer la figure majeure de Raymond Poulidor ? Antoine Blondin, encore lui, trouvera au fil des années et des rencontres bien des raisons d’apprécier le coureur et l’homme et trouvera bien des façons de désigner l’Éternel Second, « cet homme, accablé par des mésaventures sportives mélodramatiques, qui excelle à faire dans le grand avec du petit, mais doit parfois se cantonner dans le petit quand l’entreprise prend de l’ampleur », ce « champion du “remettre à demain” » qui « aura été, sur le mode majeur, le chef de file de ces coureurs, sympathiques et choyés, qui courent sur cycles “Fatalitas” et érigent la malédiction en vertu rayonnante ».

Amédée Domenech a également connu, au-delà de la gloire des terrains, une brève carrière cinématographique, l’amenant à citer cette autre figure sportive limousine...

J’avais le deuxième rôle. Je l’ai été souvent, mon vieux. Mais n’allez pas dire que j’ai été le Poulidor du cinéma. Non, non, eh, c’est Poulidor qui pourrait être le Domenech du cyclisme.

Amédée Domenech (en collaboration avec Paul Katz), Un rugby de Duc, Solar éditeur, 1971, p. 162.
https://www.youtube.com/watch?v=BGD7j5SNowA
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Le Limousin, ce sont également de nombreux plans d’eau, lacs, équipements de loisirs ou sportifs... bref, autant de lieux où l’on peut se mettre à l’eau, s’entraîner, se laisser aller, s’affronter...

Bien évidemment, on trouve également sur GéoCulture la trace d’autres sports, tels l’athlétisme sous la plume de Georges Magnane ou encore, de manière sans doute plus surprenante, le ping-pong qu’évoque Laurent Bourdelas...

Nous pouvons également penser à la gymnastique... avec ce parallèle que l’on peut faire entre une photo que Raoul Hausmann a prise au milieu du XXe siècle à la plage de la Sablière près de Limoges et l’œuvre Framework présentée dans l’exposition « Le sport est un art » à l’Abbaye Saint-André — Centre d’art contemporain de Meymac. Cette œuvre de Mel O’Callaghan, datée de 2014, est une installation de trois espaliers en bois.

Mel O’Callaghan, Framework (2014)
Ensemble de 3 espaliers en bois, bois et acier, dimensions variables.
Collection Frac Bretagne © DR
Crédit photo : Courtesy de la Galerie Allen, Paris.

Pour finir, comment ne pas évoquer l’œuvre qu’a réalisée l’artiste Koo Jeong A sur l’île de Vassivière, dans le cadre de la commande publique : OTRO ?
Il s’agit d’une œuvre d’art skateable audacieuse, composées de différents bowls, d’un cradle et de trois tunnels. Koo Jeong A invite débutants et confirmés à faire l’expérience physique et sensorielle de son œuvre en skatant le paysage.

Sans doute est-ce préférable — pour des raisons évidentes de réduction des déficits de l’Assurance maladie — si Julie Navarro, récemment exposée au sein du château de l’île de Vassivière pour ses travaux autour de la tourbière, n’ait pas investi cette œuvre pour la performance qu’elle a proposée le 26 février 2017 au Centre Georges-Pompidou : Skating RINK Constellation...

https://vimeo.com/207529286
Un film réalisé par Éric Mézan lors de la performance de Julie Navarro au Centre Pompidou le 26 février 2017 : Skating RINK Constellation.
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