kdi dctb 146 : Cartographie sonore autour du Taurion Lever du jour sur le lac

Captation sonore réalisée le 5 juin 2006.

CC by-nc-nd Cédric Peyronnet
MP3 - 3.7 Mo
Cédric Petronnet, Cartographie sonore autour du Taurion (Lever du jour sur le lac)
CC by-nc-nd Cédric Peyronnet

L’œuvre et le territoire

Un enregistrement panoramique du lever du jour au lac de Lavaud-Gelade (45.85191° N - 1.96295° E) vers 6h00 du matin : oiseaux, poissons, pêcheurs... les contours du lac se dessinent à l’oreille.

Un « paysage hi-fi » dans la nomencalture schaferienne (voir An Introduction to Acoustic Ecology) : chaque son est ici entendu très distinctement dans l’espace sans effet de masque.

À propos de kdi dctb 146 : Cartographie sonore autour du Taurion

Le projet de Cartographie sonore autour du Taurion consiste, dans un premier temps, en un travail de collecte sonore qui permet de dresser un état des lieux d’un paysage sonore ; puis, des artistes composent des pièces à partir de cette « audiothèque », compositions qui sont publiées au sein de la collection La Rivière du label kaon.

kdi dctb 146 est un projet dit de cartographie sonore visant à la prise en compte de l’environnement sonore du territoire couvert par la vallée du Taurion (Creuse / Haute-Vienne) et, par l’enregistrement, à la création d’un paysage sonore possible.
Le projet comporte plusieurs niveaux de projets, de lecture, d’interprétation et d’interaction.
L’acte créatif original intervient in-situ par l’immersion, le cadrage et l’enregistrement.

Au final, l’auditeur est invité à s’interroger sur son écoute du lieu et de l’environnement dans lequel, plus généralement, il évolue, par la découverte d’extraits sonores enregistrés sur les différents points d’écoute présentés au sein du site web, puis à s’imprégner auditivement du lieu in-situ par une visite « réelle ».

Une des thématiques de ce travail est de viser à interroger sur la pseudo banalité d’un environnement sonore et la profondeur insoupçonnée liée à l’écoute active d’un lieu tel que ce territoire. En définitive, il s’agirait, tout au long de cette itinérance sonore, d’être à « la recherche du Presque rien ».
De plus, chaque enregistrement, souvent très minimaliste dans sa forme, et qui, au premier abord peut paraître banal ou très stéréotypé, comporte ici une certaine part de trouble, liée au contexte de l’enregistrement in-situ ; je n’ai pas cherché à gommer ce qui est généralement perçu comme un signal externe dit dérangeant (avion, circulation routière...) mais plus souvent à le révéler. Le projet joue également du stéréotype du « bel enregistrement sonore » et des réflexes de perception que nous y associons fréquemment.

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