Les vitraux du musée Adrien-Dubouché

Vitrail, armes de Saint-Junien
Photo
© Musée national Adrien Dubouché, Cité de la céramique – Sèvres & Limoges

L’œuvre et le territoire

Les deux extrémités de la galerie du rez-de-chaussée sont chacune surmontées d’un grand vitrail :

  • le vitrail Est représente les armes de Saint-Junien et ses attributs, accompagnés de deux médaillons habités – de gauche à droite – par L’Amour musicien et L’Amour au figier respectivement d’après des cartons de Luc Olivier Merson et de Galand ;
  • le vitrail Ouest, exécuté et offert par Marcel Delon, dévoile quant à lui les armes de Rochechouart, flanquées de celles de Paris et d’Aubusson.

Puis, au centre du rez-de-chaussée se déploie un escalier monumental décoré d’une rampe en fer forgé ainsi que d’une grande verrière aux armes de Limoges. Sur la rampe, trônent en lettres d’or les initiales du bienfaiteur du musée.

Luc Olivier Merson est un peintre pompier auteur de nombreux décors d’édifices publics. Marcel Delon s’est inspiré de lui à plusieurs reprises pour ses vitraux du musée. C’est la cas de L’Ange musicien du rez-de-chaussée, mais aussi d’une autre pièce conservée au premier étage.
Cette dernière, réalisée en 1900, représente deux jeunes filles ailées cueillant un groupe d’orchidées. Elles prennent appui sur un bloc portant une inscription en hommage au nouveau bâtiment d’Henri Mayeux ainsi qu’à ses directeurs, conservateurs, et conservateurs adjoints. Acquise avec les fonds d’Ermance Bisquit, cette pièce vient témoigner de la profonde implication de la veuve Dubouché envers l’œuvre de son mari.

Quelques pas plus loin, se trouve un portrait de Léonard de Vinci, un autre vitrail exécuté d’après les dessins de Luc Olivier Merson, cette fois par Eugène Oudinot. Le modèle de ce vitrail fut réalisé à partir de 1884 pour la maison new-yorkaise d’Henry Gurdan Marquand. Oudinot y réalise un portrait de Michel-Ange, ainsi que son pendant Léonard dont les villes de Troyes et de Limoges conservent une version.

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