Meurtres en Limousin volume 4 : Lune de miel à la morgue Les tours Gauguin...

Franck Linol, Lune de miel à la morgue, Geste éditions, 2013, p. 212.

© La Geste

Les tours Gauguin de la Bastide devaient imploser à 11 heures. C’est en 1954 − l’hiver de l’abbé Pierre − que le maire de Limoges, Léon Betoulle, avait obtenu l’autorisation de lancer un chantier pour construire 600 logements. En 1958, les premiers habitants s’étaient installés dans ces luxueux appartements, conçus par l’architecte Clément Tamboulé, ce qui devait en principe mettre fin aux conditions épouvantables de logement en centre-ville. Les nouveaux locataires découvrirent les W.-C., les ascenseurs, les salles de bains et l’eau chaude. Un élu alla jusqu’à dire avec quelque peu de boursouflure que « les gens pleuraient en voyant couler l’eau chaude » ! Puis vinrent les diverses vagues d’immigration. Michel Kiener, l’historien officiel de la ville, écrivit : « C’est la richesse de la Bastide, mais la pauvreté est là. » Cela faisait plusieurs semaines que les habitants avaient été relogés et les deux tours − Twins Towers limougeaudes − avaient été préparées pour leur destruction.

Franck Linol, Lune de miel à la morgue (Les tours Gauguin...)
© La Geste

L’œuvre et le territoire

La destruction des tours Gauguin, emblèmes du quartier de La Bastide mais aussi, plus globalement, des logements sociaux de Limoges, est suivie par la population et relayée par les médias. Toute la ville attend de voir l’écroulement de ces logements dont la modernité qui faisait leur réputation en 1960 avait laissé place à la vétusté et au délabrement.

À propos de Lune de miel à la morgue

Le quatrième volume de la série « Meurtres en Limousin » commence par une étrange découverte à Cieux, petite bourgade du nord de la Haute-Vienne : une jeune femme morte, habillée d’une robe de mariée, dont le corps gît au pied du monument aux morts.

Dumontel affaibli, en proie à des doutes et à des démons qui le poursuivent depuis la mort de sa collègue Rachida, [...] va devoir comprendre les raisons de cette mise en scène sordide et tenter de démêler les fils de ce jeu de marionnettes étrangement lié aux monuments aux morts et à la Grande Guerre.

(Geste éditions)

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