Notes d’un voyage en Auvergne et dans le Limousin Les Pierres Jaumâtres

Prosper Mérimée, Notes d’un voyage en Auvergne et dans le Limousin, H. Fournier (Paris), 1838, p. 75.

Il existe, dit-on, dans la Creuse quelques monuments celtiques. Je n’ai vu qu’un tumulus, peu élevé près de la route de Limoges. On m’avait indiqué comme un autel druidique un rocher, sur une montagne à une demi-lieue de Guéret, connu sous le nom de Pierre batorine. Mais rien de plus naturel que cette roche, ou plutôt ce groupe de roches confusément empilées les unes sur les autres par suite d’un éboulement. Il faut en dire autant sans doute des pierres Jomathr et autres des environs de Toull, décrites par M. Baraillon, qui me paraît avoir étudié avec une imagination trop ardente les monuments de la Creuse. J’avais projeté d’abord d’examiner moi-même les pierres Jomathr, mais des renseignements exacts et des dessins qu’on me communiqua à Guéret, me détournèrent d’entreprendre cette excursion, qui probablement n’aurait pas été plus heureuse que celle de Mehun.

Prosper Mérimée, Notes d’un voyage en Auvergne et dans le Limousin (Les Pierres Jaumâtres)

L’œuvre et le territoire

Après avoir parcouru le Cher et l’Indre, Prosper Mérimée parvient en Creuse où il est quelque peu déçu de ce qu’il trouve (ou ne trouve pas), restant concentré sur les monuments dignes d’intérêt historique et délaissant les « hasards » géologiques : ainsi, il ne se rendra pas sur le site des Pierres Jaumâtres.

À propos de Notes d’un voyage en Auvergne et dans le Limousin

Parues en 1838, les Notes d’un voyage en Auvergne et dans le Limousin sont en fait des extraits d’un rapport adressé au ministre de l’Intérieur par Prosper Mérimée, alors inspecteur général des Monuments historiques.

Localisation

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