Les Heures longues

Colette, Les Heures longues, Arthème-Fayard, 1917.

Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Malgré son métier de chroniqueuse de guerre, Colette se rend régulièrement au château de Castel-Novel entre 1911 et 1923, où elle est la baronne de Jouvenel, titre dont elle reconnaîtra plus tard qu’il lui allait comme une plume dans le derrière. Elle y laisse en nourrice sa fille Colette, qui passera toute son enfance dans le parc de Castel-Novel.
Colette n’a de cesse d’observer et d’admirer celle qu’elle nomme et qui est devenue pour tous : Bel-Gazou. Elle ne se lasse pas de mettre en scène de façon savoureuse, dans ses romans, cette enfant bien portante dont les jeux, malgré leur innocence apparente, trahissent les privations et les tourments dus à la guerre. Au ton léger des descriptions de la campagne corrézienne se mêlent toujours des allusions à la douleur et à la difficulté de vivre en cette période troublée.
Colette évoque cette région et cette époque dans son roman Les Heures longues écrit de 1914 à 1917 et paru en 1917.