Le pont Saint-Étienne

vers 1875-1880

Tirage sur papier albuminé, 12,3 × 17 cm.
Collection : Bibliothèque francophone multimédia de Limoges.

Jean-Baptiste Audiguet, Le pont Saint-Étienne
Numérisation
© Bibliothèque francophone multimédia de Limoges

L’œuvre et le territoire

Cette vue du pont Saint-Étienne, avec en arrière-plan le quartier de l’Abbessaille et la cathédrale de Limoges, reprend un modèle « iconique » forgé par les illustrateurs au début du XIXe siècle. Ce point du vue amplifié par les photographes finit par incarner la ville de Limoges au XXe siècle. Dans une très belle composition, avec une parfaite maîtrise de la lumière (voir les jeux d’ombre et de lumière sur les avant-becs du pont), Jean-Baptiste Audiguet nous dévoile en un coup d’œil tous les visages de la cité, entre héritage médiéval et développement industriel : la Vienne, vecteur essentiel de la vie économique, le peuple des Ponticauds (lavandières et débardeurs), le pont Saint-Étienne qui marquait la limite du flottage du bois destiné aux fours des usines de porcelaine, le quartier populaire de l’Abbessaille, l’abbaye de la Règle et dominant le tout, la cathédrale gothique.
Il est intéressant de mettre en regard cette photographie avec l’émergence à la même époque d’une littérature populaire des quartiers des bords de Vienne, avec notamment le feuilleton Note d’un passant. Description du quartier de l’Abbessaille paru dans La Discussion le 28 août 1871.

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