Le pont de la Billardière à Gargilesse

Huile sur toile, 64 × 91 cm.
Don de Mme d’Ornano-Österlind, fille de l’artiste, en 1995 au musée d’Art et d’Archéologie de Guéret.

© ADAGP, Paris, 2018.
Anders Österlind, Pont de la Billardière à Gargilesse
Photo : C. O. Darré
© Musée d’Art et d’Archéologie, Guéret

L’œuvre et le territoire

Dans cette toile d’Anders Österlind, le paysage est vu en partie à travers un rideau d’arbres qui occupe l’espace intermédiaire entre le premier plan et les habitations. La présence humaine est bannie, réduite à ses constructions, reflets d’un monde clos sur lui-même dont le spectateur est exclu. On retrouve ce procédé chez Cézanne.

La touche du peintre est large, ferme et vigoureuse et épouse les formes auxquelles elle prête vie. Celles-ci sont très structurées et abondamment cernées de noir. Les verts et les bruns, à peine réchauffés de quelques touches de jaune, ajoutent à l’aspect sombre et torturé de cette œuvre.

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