Le Mal de Colleen

Marc Chadourne, Le Mal de Colleen, Plon, 1955, p. 106-107.

© Lilith Pittman

Le pouvoir de la terre natale se révélait plus grand qu’aux retours d’autrefois... Le peuplier qui frissonnait à tous les vents devant les persiennes écaillées... vieil arbre totem, toujours debout. Et derrière les volets mi-clos... se tenait debout aussi la femme de quatre-vingt-cinq ans qui lui disait « mon petit » et avait, elle aussi, tenu le coup. « Vas-tu rester cette fois ? » ... Rester, repartir ? Les tilleuls de la terrasse, le chèvrefeuille près du perron, les prés... Qu’est-ce qui ne lui disait : reste ? D’autres voix s’en mêlaient... Alors, entendait-il, tu n’es pas encore fatigué de courir et de t’en aller ? Tahiti, l’Afrique, la Chine... il faut l’Amérique à présent !

Marc Chadourne, Le Mal de Colleen (Le pouvoir de la terre...)
© Lilith Pittman

L’œuvre et le territoire

Très attaché à la Corrèze et en particulier au domaine familial du Bousquet à Cublac, Marc Chadourne l’évoque dans cet extrait du Mal de Colleen écrit lorsqu’il était en exil aux États-Unis.

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