Tite-le-Long Le Commandant...

Marcel Jouhandeau, Tite-le-Long in Chaminadour : Contes, nouvelles et récits, Gallimard, collection « Quarto », 2006, p. 717.

© Éditions Gallimard
Tous les droits d’auteur de cette œuvre sont réservés. Sauf autorisation, toute utilisation de l’œuvre autre que la consultation individuelle et privée est interdite.

Le Commandant Tite-le-Long et sa famille habitaient une maison où Charles VII s’était reposé dans ses voyages. C’était la gloire de Chaminadour et de ce manoir d’avoir eu ce roi pour hôte et ce souvenir historique avait déterminé plus que tout le reste les Tite-le-Long à louer d’abord et puis à acheter cette caserne dont la façade austère donnait sans joie, mais non sans grandeur, sur la petite rue du Bras-d’argent. L’aile droite seule ouvrait ses fenêtres sur une place « délicieuse » où s’assemblaient la Prison, le Musée et l’Hôtel de Ville autour de l’arbre de la Liberté. [...]
Mais rien n’égalait le charme du jardin merveilleux que cette forteresse dissimulait derrière elle, au cœur de la ville, toute une montagne secrète, privée, aux flancs de laquelle étaient suspendus, treilles, vergers, roseraies abandonnées, massifs. De gais ruisseaux cheminaient sans fin le long des allées, passant d’une terrasse à l’autre.

Marcel Jouhandeau, Tite-le-Long (Le Commandant...)
© Éditions Gallimard
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L’œuvre et le territoire

C’est dans cette demeure, au 10 de la rue Joseph-Ducouret, encore aujourd’hui propriété de la famille Jouhandeau, que l’écrivain prenait des notes lors de ses passages à Guéret. Il y a situé l’action de son roman Tite-le-Long.

À propos de Tite-le-Long

Tite-le-Long raconte la déchéance d’une famille de Chaminadour, nom que l’auteur emprunte à un patronyme pour s’approprier, décrire et transfigurer sa ville natale Guéret dans la Creuse.

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