Le Château de Montbrun

Élie Berthet, Le Château de Montbrun, M. et P.-E. Charaire (Sceaux), 1875 (disponible sur Gallica).

5 œuvres

L’œuvre et le territoire

Avec Le Château de Montbrun, Élie Berthet signe un récit de chevalerie où les sentiments les plus nobles le disputent à l’éclat des assauts et des prouesses guerrières. Il met ainsi en scène, en pleine guerre de Cent Ans, l’opposition entre le vil seigneur de Montbrun, cherchant à s’approprier le château de Lastours au dépens de sa nièce Valérie, et le célèbre Bernard Duguesclin, illustre chevalier du roi de France, Charles V.

Si l’action se déroule presque exclusivement à Montbrun, que ce soit au château même, situé finalement à proximité de Châlus et de sa haute tour devant laquelle était venu mourir Richard Cœur-de-Lion, deux cents ans auparavant, ou dans ses environs, Élie Berthet nous mène également, brièvement, de Limoges au Château de Lastours, de Solignac au Chalard en passant par Nexon, mais guère au-delà.

Parallèlement à l’intrigue guerrière, à l’opposition entre le baron de Montbrun et Bernard Duguesclin qui débouchera sur la prise du château par ce dernier, Élie Berthet dévide deux intrigues « familiales ». La première concerne le légitime héritier du château de Lastours, Guillaume, confié à la mort de ses parents à l’abbaye du Chalard, mise à sac peu de temps après par les Anglais. L’autre concerne le chef de la bande de routiers — soldats se mettant à la solde de l’un ou l’autre camp — s’attachant à défendre Valérie de Lastours et venant en aide à Duguesclin, le capitaine Bonne-Lance, qui cherche à retrouver l’honneur perdu et la reconnaissance de son père.