La Vengeance de Mademoiselle Jin Le bourg de Coussac-Bonneval

Véronique Bréger, La Vengeance de Mademoiselle Jin, Les Ardents Éditeurs, 2011, p. 234-235.

© Les Ardents éditeurs

Le bourg de Coussac-Bonneval se réveilla sous une pluie battante. Rien d’exceptionnel pour un mois de janvier dont les températures restaient, selon les bulletins météo, au-dessus des normales saisonnières. Le premier à relever ses stores et à apprécier le déluge fut le boucher. Les baies vitrées de sa boutique située non loin de l’église du XVe siècle offraient une perspective imprenable sur la rue principale, baptisée Avenue du 11 novembre 1918, qui prolongeait la rue Bonneval-Pacha nommée ainsi en l’honneur de l’illustre personnage de la commune. Il observa un court instant les clapotis en forme de gerbes brillantes qui dégoulinaient vers les caniveaux. L’épaisseur de la couche de nuages présageait une journée triste et sombre, peu propice aux allées et venues de la clientèle. Il avisa l’unique véhicule garé sur l’un des stationnements non loin de sa devanture, une Mercedes immatriculée en région Centre. Celui ou celle — il ne voyait rien à cause du rideau de pluie sur le pare-brise —, qui se tenait derrière le volant ne paraissait pas enclin à sortir de l’habitacle.
— S’il attend que ça se calme, il en a pour un moment, marmonna-t-il en se tournant vers son étal. Bon, c’est pas tout ça, faudrait peut-être se mettre au boulot !
Aydin avait déjà mis fin au ballet incessant des essuie-glaces quand il coupa le contact. Le type dans l’échoppe face à la Mercedes tourna le dos et disparut dans son arrière-salle. Il tombait des cordes depuis plus de cent kilomètres ; loin de le gêner, cette météo exécrable le comblait. On était moins curieux par sale temps.

Véronique Bréger, La Vengeance de Mademoiselle Jin (Le bourg de Coussac-Bonneval...)
© Les Ardents éditeurs

L’œuvre et le territoire

Aydin, chef de l’ordre militaire turc des janissaires, arrive à Coussac-Bonneval après avoir déchiffré une antique enluminure afin d’assouvir sa soif de vengeance contre le Pacha Bonneval, officier français du XVIIIe siècle, converti à l’islam et passé au service de l’Empire ottoman.

À propos de La Vengeance de Mademoiselle Jin

La Vengeance de Mademoiselle Jin est le deuxième tome d’une trilogie de Véronique Bréger publiée chez les Ardents Éditeurs.
Le récit de ce roman mêle les aventures du Pacha Bonneval en Turquie en 1739 et une quête mystérieuse de nos jours.

Hiver 1739 : Les grandes familles royales du vieux continent s’entre-déchirent pour asseoir leur souveraineté et leur puissance. Des alliances se nouent, des complots se trament. A l’est des frontières occidentales, les forces ottomanes fourbissent leurs armes. C’est dans ce contexte détonnant qu’un navire en flamme s’échoue aux abords d’un village turc de la mer Noire. A son bord, un émissaire porteur d’un message qui pourrait bouleverser la donne.

Après La Nuit des Orpailleurs, on retrouve le personnage atypique d’Évi Marc, jeune détective privée parisienne, missionnée par les services secrets français pour récupérer une icône du XVIIIe siècle en Grèce. Marquée à jamais par son premier séjour en Limousin et résolue à ne plus y retourner, Évi est loin de se douter que l’énigme qui se cache derrière cette icône l’y ramènera et plus particulièrement au château de Coussac-Bonneval.

Un groupe de janissaires surgis du passé. Un gentilhomme français grand aventurier et visionnaire. Un richissime homme d’affaires prêt à tout pour parvenir à ses fins. Un faux moine téméraire et fidèle. Une redoutable triade. Évi Marc aura fort à faire si elle souhaite… rester en vie !

(Les Ardents Éditeurs)

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