La Vienne à Lespinasse

Huile sur toile, 40 × 51 cm.
Collection : musée Saint-Loup, Troyes.

Charles Donzel, La Vienne à Lespinasse
Photo : Michaël Martin.
Source : Flickr
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L’œuvre et le territoire

La localisation de cette œuvre est sujette à discussion. Son cartel la présente comme « La Vienne à Lespinasse (Corrèze) ». Or, aucun micro-toponyme ne semble répondre de nos jours à ce nom sur le parcours corrézien de la Vienne, long de près de 30 kilomètres. De ce fait, et même si les altérations toponymiques sur plus d’un siècle pourraient expliquer la déformation voire la perte du « Lespinasse » d’origine, il n’est pas impossible que cette œuvre ait été peinte à un autre endroit et que la localisation présente sur le cartel soit erronée.

Comme l’avancent certaines sources, on peut par exemple imaginer que le pont représenté par Charles Donzel soit l’ancien pont des Piles, jadis situé sur la commune de Verneuil-sur-Vienne. Le pont des Piles était en contrebas de la propriété d’Adrien Dubouché, le plus proche ami de l’artiste. C’est donc au cours de l’un de ses nombreux séjours chez son hôte que Charles Donzel a pu réaliser ce tableau.
Dans ce cas, cette œuvre est plus qu’un simple tableau, c’est une pièce archéologique et un témoignage de l’histoire car le pont des Piles est aujourd’hui disparu.
Le pont des Piles était un pont gallo-romain situé sur la Via Agrippa qui reliait Lyon à Saintes. Il servait à franchir la Vienne près de Verneuil et son existence est attestée jusqu’au XVIIIe siècle. Il est détruit et reconstruit au XIXe siècle, 200 mètres plus bas sous l’actuel nom de pont de la Gabie.
Aujourd’hui, quand les eaux sont basses, on peut encore apercevoir des restes de l’ancien pont, dont un demi tambour de colonne au fond du lit de la rivière. Quant au reste des ruines, il fut réutilisé en 1864 pour la construction de l’actuel pont.

Localisation