Généalogie du paysage. Quatrains limousins La tour

Sylvestre Clancier, Généalogie du paysage. Quatrains limousins, L’Harmattan, 2008, p. 31.

© Éditions L’Harmattan

La tor s’enauta :

A l’afrest de la tor profana
lo quadrilh chantas e danças.
Tan urosas son las drollas
qu’an sauvat l’arma paisana.

A chasqua balada au vilatge,
dins un vele tu las plejas
que los drollauds aimen levar,
raubat a quelas estelas.

Son-t-ilhs cranes e plan uros
tots aquilhs goiats dau vilatge !
Diu a beneisit queu pais,
queu Lemosin que n’a pas d’atge.

Sylvestre Clancier, Généalogie du paysage. Quatrains limousins (La tour)
© Éditions L’Harmattan

L’œuvre et le territoire

Ce poème fait référence au premier roman du père de l’auteur, Quadrille sur la tour ; Georges-Emmanuel Clancier, originaire de Châlus, y puise en effet son inspiration.

À propos de Généalogie du paysage. Quatrains limousins

Ce recueil est un hymne poétique à la région d’enfance de l’auteur, à celle de son père, Georges-Emmanuel Clancier, et de ses grands-parents, le Limousin.
Sylvestre Clancier poursuit sa quête de vérité, toujours insaisissable, liée à la nostalgie du jardin perdu de l’enfance. Certains de ces poèmes sont bilingues français et occitan. En choisissant la forme des quatrains et la rime, l’auteur a été inspiré par les Quatrains valaisans de Rainer Maria Rilke qui rendaient hommage au Valais, comté suisse.

Localisation

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