La Petite Russie. Récits d’un maquis

Patrick Séraudie, La Petite Russie. Récits d’un maquis, Pyramide Production, 2008.

L’œuvre et le territoire

La « Petite Russie » est le surnom donné par l’état major allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale, à la région de la montagne limousine. C’est là qu’en août 1940, Georges Guingouin, jeune instituteur et responsable communiste local, appelle à la lutte et organise un premier réseau de Résistants.

Raconté par ses proches camarades de combat, le film retrace quatre années de lutte au cœur de ce territoire rebelle.

(Pyramide Production)

Ce film de Patrick Séraudie évoque la manière dont Georges Guingouin (1913-2005) — l’un des plus célèbres Résistants de la Haute-Vienne, autoproclamé « Préfet du maquis » — a pu s’appuyer sur la population de cette région limousine, à l’est de la Haut-Vienne, pour mener la lutte contre Vichy et l’Occupant.

Paradoxalement, au-delà de cette solidarité paysanne, c’est aussi de solitude dont parle le film. Solitude de personnages vivant et agissant dans un univers clandestin, soumis à une tension permanente, où chacun doit se cacher, attendre et prendre des décisions dans un grand isolement. J’utilise bien sûr la parole de Georges Guingouin (images d’archives), mais je veux surtout rendre hommage, en recueillant leurs témoignages, à ses « lieutenants », ses proches, hommes et femmes, qui ont risqué leur vie à ses côtés.

(Patrick Séraudie)