Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18 La partie de cartes des prisonniers allemands

1915-1916.

Crayon sur papier, collection particulière.

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Eugène Alluaud, La partie de cartes des prisonniers allemands
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L’œuvre et le territoire

À Limoges, les prisonniers allemands, pour la plupart blessés, sont emprisonnés au Mas-Éloi. 115 tombes allemandes au cimetière de Chaptelat et 142 au cimetière de Louyat, dont une partie reste encore anonyme, témoignent de leur présence. Alluaud dessine ces prisonniers dans leur quotidien : partie de cartes, repas, etc.
À partir de l’été 1915, le nombre de prisonniers valides augmente pour atteindre 6 000 hommes fin 1918 dans tout le Limousin. Ils peuvent être employés aux travaux agricoles et forestiers par groupe de 10 ou 20, mais aussi dans les carrières, les usines d’artillerie et de munitions et les transports.

À propos de Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18

Âgé de 48 ans en 1914, Eugène Alluaud n’est pas mobilisable. Il continue à travailler chez Haviland & Cie mais, pendant toute la durée de la guerre, il va produire de nombreux dessins et esquisses, prenant pour sujet le quotidien des hommes, femmes et enfants que la guerre fait soldats, blessés et prisonniers, réfugiés, ouvrières de l’armement... que ce soit à Limoges, Rouen ou encore sur la ligne de front dans la Somme et en Belgique.
Le Courrier du Centre publie certains de ses dessins dans ses colonnes et édite neuf fascicules réunissant chacun six dessins héliogravés selon les thématiques suivantes : Les Hindous, Les Highlanders, Les blessés, Nos soldats, Les Émigrés, Les Boches, Les Anglais, Les Indiens et La Rue.

Lors des Journées du Limousin des 21 et 22 mai 1916, il dessine une série de sept assiettes et deux vide-poches en porcelaine, chaque pièce évoquant un motif militaire différent, afin de les vendre au profit des soldats.

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