La Division maudite

Michel Peyramaure, La Division maudite, Lucien Souny, 2008.

Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Le 10 juin 1944, Oradour-sur-Glane est anéanti par l’armée hitlérienne, dernière étape de la traversée sanglante du Limousin par la division Waffen SS Das Reich.
Michel Peyramaure a choisi la forme du roman pour évoquer la marche de la Das Reich de Montauban au front de Normandie par Tulle et Oradour. Il utilise plus exactement la forme du roman-document, car il s’agit de faits historiques véritables. L’auteur a interrogé des survivants, fouillé les archives, mais, pour donner vie et émotion à sa reconstitution des faits, il a créé quelques personnages, français et allemands.

Le 6 juin 1944 à l’aube, les armées de la Libération prennent pied sur la côte normande. Et très loin de là, à Montauban, ou elle sommeillait, la Panzer-division SS « Das Reich », forte de centaines de chars Panther et de 15000 hommes, sous le commandement du général Lammerding, s’ébranle pour rejoindre la Normandie. Par la route, avec mission de réduire au passage les foyers de résistance du Quercy et du Limousin.
Le 7 juin, les F.T.P. de Corrèze attaquent Tulle, mettent à mal la garnison allemande. Une colonne de la « Das Reich » entre dans la ville le 8 juin au soir. Le 9 juin, les SS se saisissent de plusieurs centaines d’otages : quatre-vingt-dix-neuf seront pendus.
Cependant, ce même jour, à cent kilomètres au nord, dans la région de Limoges, ou le gros de la « Das Reich » est parvenu, d’autres actions « terroristes » dirigent - à tort - la colère de l’état-major de la division sur le village, paisible entre tous, d’Oradour-sur-Glane. Investi le 10 juin, il est le lieu du massacre que l’on sait : sept cents victimes, par le fer et par le feu.

(Robert Lafont)