Intrus à l’Étrange La Courtine

Simon Hureau, Intrus à l’Étrange, La Boîte à bulles, 2011, p. 67.

© La Boîte à bulles
Simon Hureau, Intrus à l’Étrange, p. 67
© La Boîte à bulles

L’œuvre et le territoire

Si Simon Hureau adopte un point de vue réaliste, notamment pour ce qui est de la mise en scène du territoire, il introduit une rupture nette lorsqu’il évoque le camp de La Courtine ; en effet, il s’affranchit totalement de la réalité et réinvente ce territoire particulier : Martial découvre un camp abandonné depuis de nombreuses années, laissé à l’abandon et à la végétation revancharde, utilisé pour mener de drôles d’expérience, habité par bien des créatures et enveloppé de mystères.

À propos de Intrus à l’Étrange

Suite au décès de son grand-père, Martial découvre chez celui-ci deux valises, verrouillées, « adressées » à Félix Larose à Magnat-l’Étrange, ainsi qu’une correspondance amoureuse avec une certaine Georgette Blizard elle aussi de Magnat-l’Étrange.

Sans emploi et littéralement jeté sur le trottoir parisien par sa copine, Martial part donc pour ce village creusois. Après quelques difficultés et huit heures de route, Martial arrive enfin à Magnat-l’Étrange, petit village bucolique, où tout le monde connaît tout le monde, et retrouve Georgette Blizard ; par contre, Félix Larose reste inconnu et est introuvable dans l’annuaire. Au cours de ses recherches, il découvrira un village pas si paisible que cela : un de ses habitants lynchés par ses voisins, des cas de rage ayant attiré un chercheur du Museum d’histoire naturelle de Paris et un blogueur de la région parisienne intéressé par le vampirisme...

De déconvenues en indices ravivant ses souvenirs, de rencontres en expéditions en des lieux mystérieux, le parcours de Martial permet au lecteur de découvrir, de reconstruire des itinéraires personnels douloureux et la force d’une vieille amitié.

Localisation

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