La chapelle Saint-Aurélien

vers 1875

Tirage sur papier albuminé, 16,8 × 12,2 cm.
Collection : Bibliothèque francophone multimédia de Limoges.

Jean-Baptiste Audiguet, La chapelle Saint-Aurélien
Numérisation
© Bibliothèque francophone multimédia de Limoges

L’œuvre et le territoire

Jean-Baptiste Audiguet est un des premiers à photographier la célèbre et pittoresque rue de la Boucherie. Il nous montre ici la chapelle Saint-Aurélien vers 1875, dont Jules Claretie avait fait la description à la veille de la guerre de 1870 :

Curieuse église que cette petite église de Saint-Aurélien. Chapelle plutôt qu’église. C’est petit et bas, une porte et non un portail. Un clocheton lourd aux écailles ardoisées. À droite une croix sculptée, croix des missions que les bouchers ont laissée là, même après 1830. Ils ont fait respecter leur église jusque sous la Révolution. Leur dévotion superstitieuse leur donna la force de résister. Saint-Aurélien est donc intact. Cette chapelle ruisselle d’or. C’est resplendissant et brillant comme une chasse. On se croirait en pays italien chez une madone vénérée. Les colonnes torses ont des reflets d’orfèvrerie. Tout scintille. On se sent chez un dieu riche et, mieux que cela, doté de cette grosse fortune bourgeoise, cossu.

Jules Claretie, Journées de vacances, E. Dentu, 1886, p. 386-387.

Au premier plan, un groupe de femmes venant chercher de l’eau à la fontaine. On peut observer ce que l’on appelle en photographie des « fantômes » : personnages mouvants lors de la prise de vue qui ne laissent qu’une trace plus ou moins dessinée sur la plaque.

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