La Bête est morte !

Victor Dancette et Edmond-François Calvo, La Bête est morte !, Gallimard, 1995.

2 œuvres

L’œuvre et le territoire

La Bête est morte ! est une bande dessinée destinée à la jeunesse — sans doute vaudrait-il mieux d’ailleurs parler de livre illustré —, publiée initialement en deux fascicules à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Il est à noter que ces deux fascicules ont été conçus sous l’Occupation comme l’indique les ours sur le site de la Bédéthèque :

  • premier fascicule, Quand la bête est déchaînée : « Entre Le Vésinet et Ménilmontant, dans la gueule du grand loup, au groin du cochon décoré, et sans l’autorisation du putois bavard, cet album a été conçu et rédigé par Victor Dancette et Jacques Zimmermann, et illustré par Calvo sous la direction artistique de Williams Péra. Il a été gravé et imprimé par la Néogravure, pendant le troisième mois de la Libération [...] »
  • deuxième fascicule, Quand la bête est terrassée : « Conçu sous l’Occupation et réalisé dans la liberté, ce deuxième fascicule a été écrit par Victor Dancette sous les calmes ombrages du Vésinet. Illustré par Calvo, il a été gravé et imprimé par la néogravure sous la direction artistique de Willimas Pera. Achevé d’imprimer en juin 1945 avec l’espoir que la bête est bien morte. »

La Bête est morte ! revient sur les années de guerre sous la forme d’un récit « animalier » — l’ensemble des nationalités prenant les traits d’une ou plusieurs espèces sont visibles sur l’article de Wikipédia qui en dresse la liste — que fait Patenmoins qui a une jambe de bois, ayant perdu sa jambe droite suite à un bombardement de la ligne « Livarot », à ses petits enfants : Tit-Pat, Tiot-Pat et Pat-Menue.