L’Œuvre vive

Jean-Guy Soumy, L’Œuvre vive, Robert Laffont, 2006.

2 œuvres

L’œuvre et le territoire

Un petit village de la Creuse est bouleversé par l’arrivée d’un artiste de land art mondialement connu.

Que vient faire cet Américain dans ce village d’une Creuse échouée sur les rives du présent ? Cet étranger arpente le pays et parsème les lieux de trucs à sa manière : quatre femmes de lierre et de feuilles faisant l’amour aux arbres dans les bois, une croix lumineuse sur l’étang, une ligne droite dans les champs...
Ben Forester, qui s’appelait autrefois Benjamin Forestier et vivait au pays, est venu redessiner à sa manière le paysage de son enfance. Son projet artistique va bouleverser la vie des villageois...
En s’appropriant leur espace, en détruisant l’immobilité de leur existence, Ben oblige les habitants à se remettre en question. Mais tous ne sont pas prêts à accepter l’éphémère, à se décomposer pour se recréer, à se dépouiller pour s’enrichir. Il suffit pourtant d’un rien pour que tout bascule. Bouleversée par ces étranges constructions, Elma apprend à revenir à la vie après la mort de son enfant. Estelle, la jeune institutrice, défie les bonnes mœurs pour plonger dans l’amour. Barthélemy, lui, choisit le passé contre le présent, jusqu’à la mort.

(Robert Laffont)

Pour créer le personnage principal de l’Œuvre vive, Jean-Guy Soumy s’est nourri de nombreux artistes du land art dont certains qui sont passés en Limousin et dont on peut découvrir les œuvres au Centre international d’art et du paysage de Vassivière ou au Musée départemental d’art contemporain de Rochechouart.

Le land art, qui est le personnage principal, est une manière de réenchanter le monde rural et le monde dans sa généralité. Plus qu’une toponymie précise, c’est un collage de différentes sensations et approches de la géographie du Limousin.

(Jean-Guy Soumy)