L’Enfant des lumières

Françoise Chandernagor, L’Enfant des lumières, Gallimard, « Le livre de poche », 2006.

Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Ruiné par des affairistes sans scrupules, le comte de Breyves s’est donné la mort : au XVIIIe siècle, pire qu’un malheur, un scandale.
Veuve à trente ans, sans appuis, sans fortune, sa femme fuit Paris et la Cour pour se réfugier dans une campagne éloignée avec son fils Alexis, âgé de sept ans. Désormais, elle va consacrer sa vie à cet enfant. Avec une idée fixe : le rendre invulnérable. D’Alexis, si gai et charmeur, Madame de Breyves veut faire un homme apte à tous les combats, toutes les ruses.

Françoise Chandernagor a situé l’action de son roman à la fin du siècle des Lumières, quand l’Ancien Régime vacille sur ses bases. Elle nous transporte en province près de Guéret, en Creuse. Ce « roman de passion maternelle », comme l’appelle l’auteur, donne un tableau de la France à la veille de la Révolution où, dans les salons comme dans les chaumières, sous le vernis des bonnes manières ou les couleurs champêtres, existe un monde de sang et d’argent où prolifère spéculation, traite des noirs, corruption, jacqueries, contrebande...